Détail de "Maya à la poupée", représentant la fille du peintre en 1938 © TF1-LCICes deux toiles majeures de Pablo Picasso sont toujours restées dans la famille mais elles sont "mondialement connues" et "leur négociation ne ferait qu'attirer l'attention de la police", explique l'avocat de la famille. "Maya à la poupée", représentant la fille du peintre et de Marie-Thérèse Walter en 1938, et un portrait de Jacqueline (Roque), seconde et dernière épouse du peintre, daté de 1961, ont été dérobés dans la nuit de lundi à mardi. Un dessin a été également volé. Le préjudice s'élèverait à plus de 50 millions d'euros, selon la police.
Aucune effraction n'a été relevée sur place. Des expertises sont en cours pour savoir si les malfaiteurs n'ont pas utilisé des clefs volées. Selon l'avocat de la famille, ces œuvres de Picasso, l'artiste le plus cher du monde aux enchères, bénéficiaient de toutes les protections nécessaires et deux personnes (Diana Widmaier et un ami) dormaient dans les lieux au moment du vol.
"Les voleurs savaient probablement ce qu'ils cherchaient"
Les deux tableaux était accrochés aux murs du domicile de Diana Widmaier, petite-fille du peintre et fille de la fameuse Maya, dans le VIIe arrondissement de Paris. La toile représentant Maya a été dérobée avec son cadre alors que la deuxième peinture a été découpée, aux dires de l'avocat. L'enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme (BRB) de la PJ parisienne. L'avocat va se porter partie civile au nom de la famille.
Diana Widmaier, historienne d'art et auteur d'un livre sur les peintures érotiques de son grand-père, réside au premier étage d'un bel hôtel particulier de trois étages du Faubourg Saint-Germain (VIIe). Construit au XVIIIe siècle, il est dissimulé derrière une double porte en chêne donnant sur une cour pavée et d'anciennes écuries avec un grand jardin à l'arrière du bâtiment. Le porte-parole de la PJ a affirmé qu'"il n'y a pas eu d'autre vol dans l'immeuble, donc les voleurs savaient probablement ce qu'ils cherchaient". Mais, explique la police spécialisée dans le trafic des biens culturels, des tableaux de cette importance sont "difficilement vendables" en général, et "sur le marché licite ils sont invendables", "car on n'achète pas un tableau de plusieurs millions de dollars sans certificats".
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