Les grilles de l'école primaire de Châlons-en-Champagne, dans la Marne © LCIDeux jeunes hommes soupçonnés d'avoir agressé lundi deux institutrices dans une école primaire de Châlons-en-Champagne, dans la Marne, étaient toujours en garde à vue mardi et devraient être jugés mercredi en comparution immédiate. La garde à vue des agresseurs présumés, âgés de 22 et 18 ans, a été prolongée de 24 heures mardi matin, a précisé le procureur de la République de Châlons-en-Champagne.
Ils seront probablement jugés mercredi matin en comparution immédiate. Ils devraient répondre de "violences volontaires sur personnes chargées d'une mission de service public", avec une ITT (incapacité totale de travail) sans doute supérieure à huit jours. Ils encoureraient alors jusqu'à sept ans d'emprisonnement.
Un jeune connu des services de police
Selon les premiers éléments de l'enquête, lundi vers 10h30, au moment de la récréation, les deux jeunes gens sont entrés dans la cour de l'école du Verbeau et se sont dirigés vers une enseignante qui venait de demander au petit frère de l'un d'eux de regagner les rangs. Comme l'enfant restait au niveau de la grille, où son aîné lui avait apporté une boisson, l'institutrice est "allée le chercher pour le ramener dans le rang, en le prenant par le bras", a expliqué le procureur. Le frère et son ami ont alors violemment frappé l'institutrice, qui s'est retrouvée à terre, ainsi que l'une de ses collègues venue s'interposer.
Les deux enseignantes ont été transportées à l'hôpital à Châlons après l'agression. L'une d'elle est sortie lundi et l'autre, plus sérieusement touchée, notamment à la tête, devrait quitter l'établissement mardi dans la journée, a expliqué un responsable de la FCPE, Didier Garrez. Selon le procureur, les deux jeunes gens reconnaissent les faits, mais ont "tendance à les minimiser" par rapport aux témoignages des enseignants et témoins, affirmant qu'ils sont intervenus parce que l'institutrice avait "tiré de force l'enfant". Selon le procureur, l'un des deux agresseurs présumés, l'ami du frère, était déjà connu des services de police.
Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien s'est déclaré mardi "extrêmement choqué" par l'agression de deux professeurs des écoles, leur témoignant "sa totale solidarité".
D'après agence
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