Le petit Julien © DRLe procureur de la République de Valence a annoncé jeudi l'ouverture d'une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration" dans l'affaire de la disparition de Julien, 3 ans, à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme. "Cette ouverture d'information judiciaire fait suite à la procédure d'enquête diligentée par la Police judiciaire de Valence, ainsi qu'à la plainte avec constitution de partie civile déposée par Madame Séry", la mère de Julien, a indiqué le procureur.
La mère de Julien avait décidé de porter plainte avec constitution de partie civile pour enlèvement et séquestration, afin d'avoir accès au dossier, parce qu'elle se sentait mise à l'écart de l'évolution des investigations, avait expliqué son avocat Me Naceur Derbel. L'information judiciaire reprend cette qualification "en l'état" mais elle est susceptible d'évoluer, a souligné le procureur en expliquant que l'enlèvement et la séquestration ne sont pas forcément "l'idée de départ" de l'enquête. Le magistrat a refusé d'écarter toute hypothèse, que ce soit celle d'une mort accidentelle, d'un drame familial ou d'un enlèvement par un tiers.
Nouvelles expertises ADN
Par ailleurs, les fouilles entamées mercredi dans un lieux marécageux à une vingtaine de kilomètres du domicile de la famille "sont terminées et se sont malheureusement à nouveau révélées négatives", a expliqué le procureur. Celui-ci a également souligné que l'ouverture d'une information judiciaire faisait entrer l'enquête dans le secret de l'instruction.
Selon le quotidien Le Dauphiné Libéré, ce sont de nouveaux éléments relatifs à l'emploi du temps du beau-père de Julien, Eric Zémia, qui auraient motivé les recherches dans ce périmètre. Une borne de téléphone cellulaire aurait en effet été déclenchée par le téléphone portable d'Eric Zémia dans la nuit de 29 au 30 janvier, soit quelques heures après la disparition du petit garçon. Le journal rapporte également que de nouvelles expertises dans le véhicule du beau-père auraient révélé la présence de traces de sang correspondant à l'ADN de Julien.
"Hors de cause" après expertises
Placé en garde-à-vue le mardi 30 janvier au matin, le concubin de la mère de famille s'était suicidé le lendemain matin à l'aide d'un couteau en clamant son innocence. Après une bataille juridique pour récupérer son corps, engagée entre les frères et soeur d'Eric Zémia qui vivent à la Réunion et sa compagne et ses enfants installés à Bourg-lès-Valence, l'inhumation a finalement eu lieu mercredi au cimetière du quartier.
La disparition du petit Julien, âgé de trois ans et demi avait été constatée à 15 heures le 29 janvier par sa mère, qui faisait la sieste devant la télévision. Après avoir dans un premier temps fortement soupçonné le beau-père, le procureur de la République de Valence Jean-Pierre Nahon avait estimé, après son suicide, que les expertises le mettaient "hors de cause".
D'après agence
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