Francis Heaulme © TF1-LCILes premières analyses du pantalon découvert au domicile de la grand-mère du tueur en série Francis Heaulme révèlent que les traces ne sont pas du sang mais seulement une "empreinte génétique" . "(...) Il ne semble pas qu'elle puisse appartenir à Francis Heaulme", a ajouté le procureur de la République à Metz, Joël Guitton. "Le juge d'instruction fait procéder à une analyse comparative (de cette empreinte) avec les codes génétiques des familles des deux petites victimes", Cyril Beining et Alexandre Beckrich, deux garçonnets de huit ans tués le 28 septembre 1986 à Montigny-lès-Metz, un double meurtre pour lequel Francis Heaulme a été mis en examen en juin 2006.
Ces déclarations du procureur corroborent celles faites dans la matinée par le doyen des juges d'instruction de Metz, Thierry Monfort. "Ces traces (sur le pantalon), qui ne sont pas du sang mais qui peuvent être de la salive ou autre chose, sont actuellement comparées à l'ADN des deux victimes". "Ces analyses n'ont, pour l'heure, donné aucun résultat probant", avait ajouté le juge.
Visage couvert de sang
Dans son édition de mercredi, le journal Le Républicain Lorrain affirme qu'un pantalon "souillé et maculé de sang" a été découvert à Vaux, dissimulé avec des relevés bancaires au nom de Francis Heaulme entre deux cloisons en plâtre, par les gendarmes de la section de recherches (SR) de Metz. "Le pantalon, de couleur grise, a été retrouvé avec une chemise dans une soupente de la maison de Vaux", a affirmé le procureur Guitton. "Lors d'une perquisition fin octobre, les enquêteurs ont également mis la main sur des documents, dont des relevés bancaires, établissant que Heaulme était dans la région au moment du double meurtre, ce que nous savions déjà", a ajouté le procureur.
Déjà condamné à six reprises pour meurtre, Francis Heaulme purge actuellement à Metz une peine de réclusion criminelle à perpétuité. Il a été mis en examen en juin pour le double meurtre de Montigny. Le tueur en série avait reconnu en juin qu'il était monté sur le talus où gisaient les corps des deux enfants. En 2001, des pêcheurs avaient affirmé l'avoir croisé, le visage couvert de sang à Ars-sur-Moselle le jour du crime, et l'avoir ramené à Vaux, en Moselle, faits qu'il a niés par la suite.
D'après agence
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