Jean-Baptiste Jérôme Colonna le 17 juin 2004 dans la salle du tribunal correctionnel d'Ajaccio, au début de son procès pour recel d'abus de biens sociaux © TF1-LCI/AFP-O.Laban MattéiLe morceau de tuyau considéré comme "suspect" découvert dans la voiture accidentée de "Jean-Jé" Colonna, qui avait relancé lundi les spéculations sur la mort en 2006 de ce sexagénaire considéré comme le dernier parrain corse, serait une pièce de la climatisation, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.
Une contre-expertise réclamée par le parquet d'Ajaccio à l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale (IRCGN), basé à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), conclut que ce morceau de tuyau d'une vingtaine de centimètres est "un élément de la climatisation de la voiture", selon ces sources.
"L'IRCGN dit que l'on s'orientait vers une pièce mécanique provenant de la climatisation, mais il reste à vérifier si une telle pièce appartient bien à ce type de voiture", a confirmé le procureur de la République d'Ajaccio. "Cette contre-expertise vient contredire en partie les premières expertises. J'ai donc demandé à l'IRCGN de poursuivre et compléter son enquête de manière à bien déterminer la nature et la provenance de ce tuyau", a précisé le magistrat.
"Seul parrain corse"
Un article du Monde lundi a relancé les spéculations sur la mort de Jean-Baptiste Jérôme Colonna, en annonçant la découverte d'un "élément mécanique étranger au moteur" susceptible d'être une partie d'un engin explosif. Le Monde estimait que "Jean-Jé" Colonna "ne se serait pas tué seul" et qu'"on l'y aurait grandement aidé".
"Jean-Jé" Colonna est mort le 1er novembre 2006 près de Porto-Pollo, quand la voiture qu'il conduisait, empruntée au dernier moment à un ami, a percuté à grande vitesse le pilier en béton d'un pont. Un rapport parlementaire de 1998 le décrivait comme "le seul parrain corse", ce qu'il réfutait catégoriquement.
D'après agence
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