Le procureur reconnaît "une maladresse"

le 02 février 2007 à 17h08 , mis à jour le 02 février 2007 à 19h24

Le magistrat a expliqué minute par minute le déroulement de la garde à vue à la famille du beau père de Julien, qui s'est suicidé mercredi.

TF1 / LCI Le procureur de la République de Valence © LCI

Le procureur de la République de Valence a reconnu vendredi une "maladresse" à l'égard du beau-père de Julien, expliquant qu'il avait été reconvoqué deux heures après sa remise en liberté. L'homme "a été reconvoqué pour des prélèvements dans sa voiture", a expliqué le procureur. Les prélèvements dans l'habitacle du véhicule, équivalaient à "une perquisition et sa présence était nécessaire", a-t-il ajouté. De plus, le beau-père de Julien n'a bénéficié de l'assistance d'un avocat qu'à partir de 20h30, alors que la garde à vue avait démarré à 10h15.

"L'officier de police judiciaire (OPJ) a l'obligation de contacter le barreau, mais pas de s'assurer de sa présence. Il a une obligation de moyens, pas de résultats. Quand à savoir pourquoi il n'a pas eu d'avocat plus tôt, il faut chercher du côté du barreau", a précisé le procureur.

Garde à vue "légale, légitime et régulière"

Ces informations ont été révélées alors que la famille du suicidé, arrivée jeudi à Bourg-lès-Valence (Drôme) en provenance de la Réunion, a mis en cause les conditions de la garde à vue et s'est interrogée sur un lien de causalité avec le suicide.

Elle a été reçue pendant plus d'une heure vendredi après-midi par le procureur de la République. Cet entretien "les a rassurés. Le procureur a su leur expliquer pratiquement minute par minute l'ensemble du déroulement" de la garde à vue, a expliqué l'avocat de la famille. Sur cette garde à vue, le procureur a répété qu'elle avait été "légale, légitime et régulière", et que l'avocat qui avait rencontré le beau père de Julien en garde à vue pendant 25 minutes n'avait fait aucune remarque écrite.

Recherches près de hydro-électrique samedi

Les fouilles minutieuses  entreprises vendredi par une centaine de gendarmes et de policiers aux abords du  domicile familial du petit Julien, n'ont rien donné, a indiqué le procureur. "Le quadrillage intensif a  été arrêté et s'est révélé négatif".

Concernant les recherches fluviales, l'équipe dotée d'un sonar a exploré les  abords du barrage de Charme-sur-Rhône, à une dizaine de kilomètres en aval de  Valence, mais "elles se sont également révélées négatives", a-t-il poursuivi. Le procureur de la République a ordonné que des recherches soient  entreprises samedi par cette même équipe à l'usine hydro-électrique de  Beauchastel (Drôme), encore un peu plus au sud.

D'après agence

le 02 février 2007 à 17:08
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