Un réseau de fausses cartes bancaires démantelé

le 09 février 2007 à 07h09 , mis à jour le 09 février 2007 à 21h34

Les seize personnes interpellées mardi à Lille se servaient de ces cartes contrefaites pour acheter des biens immobiliers.

Carte Bleue Prétexte PuceGros plan sur la puce d'une Carte bancaire

La police et le groupement d'intervention régional (GIR) de Lille ont annoncé jeudi avoir démantelé un réseau de vols par fausses cartes bancaires, recyclés dans l'achat de biens immobiliers, qui opérait dans un quartier dit sensible de Lille. Seize personnes ont été interpellées mardi à l'aube, essentiellement à Lille-Sud, dans le cadre de cette enquête qui durait depuis un an et demi.

L'une d'elles, un informaticien de 30 ans, interpellé à son domicile en région parisienne et originaire de ce quartier, est soupçonné d'avoir fabriqué les cartes bancaires à partir de cartes volées par ses complices, et avec un matériel disponible en vente libre. Au cours des perquisitions menées par 84 policiers et 35 membres du GIR (douaniers et agents de l'administration fiscale) ont été retrouvés 155 cartouches de cigarettes, 10.000 euros en liquide, et les clés de voitures de sport. Au total, ce sont 125 fausses cartes bancaires qui ont été saisies.

"On arrive à ce gros montant"

Le produit de cette escroquerie menée en bande organisée, punie de cinq à dix ans d'emprisonnement, a été estimé à 640.000 euros. "C'était un système ingénieux parce qu'individuellement les auteurs ne risquaient pas grand-chose, simplement d'être poursuivis pour utilisation frauduleuse de cartes bancaires. Mais cela devient plus grave quand ils mettent en place toute une organisation", a expliqué le chef de la sûreté urbaine de Lille.

Les membres du réseau achetaient des biens divers, principalement dans le centre commercial Euralille, et des pleins d'essence, pour les revendre clandestinement. A chaque fois, le montant était assez faible pour éviter que le code tapé ne soit vérifié à distance.

Le produit de ces ventes avait été recyclé dans l'achat de cinq appartements de Lille-Sud, rénovés et revendus via des sociétés civiles immobilières montées pour l'occasion. "C'est une sorte de blanchiment du produit de ces achats. Avec l'addition de petites sommes, on arrive à ce gros montant", a souligné le directeur départemental de la sécurité publique Jean Chabrol.

D'après agence

le 09 février 2007 à 07:09
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