La sandwicherie abritait un club de strip-tease

Par , le 27 février 2007 à 11h42 , mis à jour le 27 février 2007 à 15h57

Une enquête a établi qu'un ancien commerce de bouche situé dans le XVe arrondissement de Paris abritait en fait une boite de strip-tease clandestine.

La boutique était déclarée comme sandwicherie. A.Ga./LCILa boutique était déclarée comme sandwicherie © A.Ga./LCI

La boutique, signalée comme "sandwicherie" au registre du commerce, ne vendait pas de kebab. Ni même de traditionnel jambon fromage d'ailleurs. La spécialité de l'établissement baptisé "Club Azur", était tout autres. Depuis la semaine dernière, le petit magasin situé au 15 du boulevard Garibaldi, dans le XVe arrondissement de Paris a le rideau baissé.

Placardée sur la devanture, une feuille blanche indique : "Fermeture pour travaux. Réouverture en mars". Mais une main opportune a scotché en dessous un article du Parisien titré : "Derrière la sandwicherie..., un club de strip-tease". Mardi dernier, la gérante de la boutique, une jeune femme de 26 ans, a été arrêtée, soupçonnée d'avoir transformé sa boutique en spectacle de cabaret avec effeuillage au menu. Selon l'enquête de la brigade de répression du proxénétisme (BRB) et du groupement d'intervention régional (GIR), elle aurait également employé de manière illégale une vingtaine de jeunes femmes. Une procédure judiciaire a été engagée par la justice. La gérante a été remise en liberté.

"Cramponnée à un poteau"

"Ils ont en mis du temps pour réagir", s'emporte une voisine de l'immeuble rencontrée devant l'échoppe. "Ça se voyait bien qu'ils ne vendaient pas à manger là-dedans, poursuit-elle en faisant de grands gestes. Entre le nom et la vitrine sans tain... Et puis moi, je voyais de belles filles rentrer habillées de paillettes". Intrigué par le rideau baissé, un passant s'arrête. Elégant costume deux pièces et sacoche de cuir à la main, Jean-Claude travaille dans le quartier. "Oh non, je ne savais pas ce qu'il se passait dedans mais c'était un sujet de plaisanterie entre collègues quand on passait devant". Il sourit, mal à l'aise et reprend. "On se disait que ça devait être un piège à touriste où l'on vous poussait à la consommation. Il y avait même une sonnette pour rentrer, c'était quand même louche..." La voisine le coupe : "Et puis il y avait ce dessin dans la vitrine avec cette jeune fille cramponnée à un poteau".

La femme ne veut surtout pas donner son nom par peur de représailles. "Ouh la la ! Moi je me méfie, c'est peut être un coup de la mafia". Elle se souvient qu'il y a un, l'endroit était un restaurant russe tenu par une mère et sa fille. "Vous vous rendez compte, il y a des endroits pour ça, pas ici. Moi, j'ai trois garçons et un mari, j'ai peur pour eux. Les copains d'un de mes fils y sont allés plusieurs fois. Ils se sont bien amusés, s'offusque la dame. Ils ont même pu toucher".

Par Amélie Gautier le 27 février 2007 à 11:42
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9 Commentaires

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  • Jul, le 01/03/2007 à 11h50

    Quand il n'y a pas de problèmes d'hygiène dans ces "restaurants", il y'a d'autres problèmes...

  • Sebastien, le 27/02/2007 à 18h26

    Pourquoi en faire une telle histoire, ici au Canada et pincipalement a Montreal, les clubs de danseuses et de danseurs ont pignon sur rue et cela ne choque absolument pesonne... Sans doute est ce un probleme culturel ?????

  • Oliveira, le 27/02/2007 à 16h27

    Un sandwich aux nichons svp!!!!euh pardon avec des cornichons!!!!

  • Cecile, le 27/02/2007 à 14h40

    Ce n'est pas mechant par rapport a d'autre histoire bien plus triste je pense qu'encore la nous pouvons que rigoler....

  • JGH, le 27/02/2007 à 14h00

    L'établissement utilisait, peut-être, des "femmes-sandwichs" pour faire sa publicité....

  • Jo, le 27/02/2007 à 13h58

    Je suis passé devant une seule fois et ca m'a marqué. Faut tre aveugle ou débile pour ne pas s'en rendre compte lol

  • Titou, le 27/02/2007 à 13h57

    Mon père tenait une location de véhicules dans ce local à l'époque (95-98). Il faut m'expliquer comment on peut rentrer un bordel dans un si petit local? Et puis avec le commissariat à deux pas, ils ont bien joué le coup!

  • Anne_onyme, le 27/02/2007 à 13h20

    Ils ont pu toucher --> Je pense que les gamins ne se sont pas privés, ma petite dame. De plus, un club de strip tease... pas de mal à cela... Le coup d'employer clandestinement, c'est pas joli joli, mais le reste, seules les âmes pures (ils y en a peu dans le monde, malheureusement...) peuvent s'offusquer. Pour ma part, je trouve cela marrant, au vu du temps passé, et de la fin "pour travaux"... prochain commerce, la vente de capotes ? Avix aux repreneurs, y a du métier dans ce coin ;)

  • Annick, le 27/02/2007 à 12h44

    Ben mince alors que fais la police un club de steap tease a coté d'un commissariat ils sont fort les mecs car au 45 bld garibaldi il y a un grand commissariat

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