La photo du petit julien disparu le 29 janvier © TF1-LCISelon une source proche de l'enquête, la piste suivie dans l'affaire du petit Julien, 3 ans, disparu le 29 janvier à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, est "d'ordre familial". D'autant que la trace de sang retrouvée dans le coffre de la voiture familiale "serait" celle de Julien. Cette information, évoquée la semaine dernière dans la presse, n'avait été alors ni infirmée ni confirmée par le procureur de la République de Valence, Jean-Pierre Nahon.
Samedi, la police judiciaire avait mené une perquisition au domicile de la mère du petit Julien, Marie-Nadège Séry, 35 ans, un appartement d'une cité HLM de Bourg-lès-Valence (Drôme), et chez son compagnon, Jean-Eric Zemia, qui s'est suicidé le 31 janvier. Conduite par la police judiciaire de Lyon et de Valence, en présence de Mme Séry, la perquisition a duré en tout près de dix heures (lire notre article).
"S'il y a des preuves scientifiques, on s'inclinera"
Les résultats des prélèvements effectués samedi devraient être connus "dans les prochains jours", toujours selon cette source. "Cette famille a besoin de savoir. Aujourd'hui, on est sur le terrain des hypothèses (...) Ils ont fait des recherches d'éventuelles traces de sang (...), d'éventuelles preuves d'ADN", avait expliqué au cours de la perquisition Me Naceur Derbel, l'avocat de Mme Séry. "Si des preuves scientifiques incontournables viennent nous dire : ‘malheureusement, c'est M. Zemia qui a donné la mort au petit Julien' (...), à ce moment-là on s'inclinera", avait-t-il ajouté.
Le compagnon de Mme Séry, 43 ans, qui a été inhumé mercredi à Bourg-lès-Valence, s'était suicidé après avoir passé 12 heures en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Julien, laissant une lettre clamant son innocence. Julien avait disparu de l'appartement familial alors que sa mère, selon ses dires, faisait la sieste.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



