
Une alerte à la bombe signée d'un groupe se revendiquant d'AZF sur un viaduc de Busseau-sur-Creuse, a provoqué mardi l'interruption partielle du trafic ferroviaire sur la ligne Bordeaux-Lyon. Cette alerte a été émise par l'intermédiaire d'une lettre déposée dans la gare de cette commune de la Creuse, qui mentionne "une alerte à la bombe".
Des gendarmes et des agents de la SNCF ont été déployés pour inspecter le pont. "Rien n'a été trouvé", assure-t-on à la SNCF, contactée par LCI.fr. L'inspection "très attentive" par le service de déminage n'a permis de "rien trouver de particulier". Le trafic, qui devait initialement reprendre en début d'après-midi, a repris vers 16h.
Aucune ressemblance avec AZF
Mardi matin, l'affaire ne soulèvait pas d'inquiétude particulière : "On agit plutôt par principe de précaution", expliquait-t-on à la préfecture. Le courrier constitué de lettres découpées dans des journaux ne présenterait aucune ressemblance, ni dans la forme ni dans la phraséologie, avec les courriers envoyés en 2004 par AZF. "Le Parquet antiterroriste est saisi comme chaque fois qu'il y a une menace, mais rien n'indique qu'il s'agisse du groupe AZF", indique un haut magistrat parisien.
Une navette en autocar remplace le trafic ferroviaire, pour l'heure suspendu. Le groupe AZF était apparu fin 2003 et avait déjà revendiqué le dépôt d'un engin explosif en février 2004, sous la voie ferrée du Paris-Toulouse, à Folles (Haute-Vienne), prétendant contraindre l'Etat à lui verser une rançon.
D'après agence
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