Immeuble incendié dans le 1er arrondissement de Paris (10 mars 2007) © TF1/LCIDeux personnes ont trouvé la mort dans un incendie dû à du gaz enflammé dans la nuit de vendredi à samedi, dans le Quartier des Halles à Paris. L'extinction du sinistre a nécessité six heures d'une intervention très délicate en raison des risques d'explosion. "Il pourrait y avoir une troisième victime", a confié une source policière, tandis que le maire de Paris, Bertrand Delanöe, a fait état dans un communiqué de "la disparition d'une personne toujours recherchée par les pompiers".
Les deux victimes "ont été retrouvées mortes tardivement dans un appartement du 5e étage de l'immeuble de six étages (2-3 rue des Innocents dans le 1er arrondissement) de sorte que leur état n'a pas permis de les identifier immédiatement", ont expliqué les pompiers. Les deux corps ont été découverts dans le même appartenant mais leur sexe et leur âge n'ont pas été déterminés, non plus que l'origine de l'incendie.
Le sinistre a également fait deux blessés, deux pompiers : l'un a été soigné sur place et l'autre, plus sérieusement touché, a été hospitalisé à l'hôpital militaire de Percy, sans toutefois que ses jours soient en danger. Par ailleurs sept personnes ont été intoxiquées qui faisaient partie de la vingtaine d'occupants présumés du bâtiment. Les pompiers ont procédé à sept sauvetage par échelles.
Une fuite de gaz impossible à stopper
Le feu a été signalé samedi à 2h36, circonscrit à 5h15 et éteint seulement à 8h25, après intervention de quelque 180 sapeurs-pompiers, provenant de 17 casernes différentes et munis de 46 engins. A leur arrivée, les pompiers ont été confrontés à un foyer au rez-de-chaussée, occasionné par du gaz enflammé, qui a gagné la cage d'escalier, dont une partie s'est effondrée : le cinquième, le sixième étage et la toiture ont été ensuite dévastés par les flammes du fait d'une autre source de gaz enflammé.
En raison des risques d'explosion, les pompiers n'ont pu immédiatement intervenir à l'intérieur comme ils le font habituellement dans ce type de situation : limitant l'aspersion aux parties extérieures, du fait des risques de propagation et d'explosion, ils ont eu comme priorité de tenter de "barrer (couper) le gaz". Cette opération n'a toutefois pu être menée à bien, de sorte que le concours d'une quinzaine d'agents de Gaz de France, spécialement équipés, a été sollicité. Ceux-ci ont dû percer la chaussée devant l'immeuble au marteau-piqueur pour finalement atteindre et couper la conduite de gaz d'alimentation. Une enquête a été confiée à la police judiciaire pour tenter de déterminer l'origine de l'incendie. Celle-ci était sur place samedi matin.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



