L'institutrice nie avoir insulté un policier

le 25 mars 2007 à 16h18 , mis à jour le 25 mars 2007 à 16h29

Valérie Boukobza, la directrice de l'école maternelle Rampal à Paris, a écrit une lettre pour raconter sa garde à vue de vendredi.

[Expiré] [Expiré] RESF sans papiers écoles paris © AFP/Juliette Warlop

Après sa garde à vue controversée de vendredi, Valérie Boukobza, la directrice de l'école maternelle Rampal à Paris, a écrit une lettre intitulée "des nouvelles et des remerciements", apposée sur le mur d'une des quatre écoles du groupe scolaire. Au cours de sa garde à vue, peut-on lire dans cette lettre signée de sa main, la directrice a été confrontée à "cinq policiers ayant mis en cause" son attitude lors de violents incidents mardi, liés à l'interpellation d'un grand-père chinois venus chercher ses deux petits-enfants à la sortie de son école, rue Rampal.

Valérie Boukobza est soupçonnée d'"avoir frappé de nombreuses fois contre la vitre d'une voiture de police et d'avoir agressé verbalement un (policier) avec une intervention du type 'libérez-le, libérez-le, c'est un grand-père espèce de connard on voit bien que tu n'as pas d'enfant, toi' (sic)". "Vous connaissez mon penchant pour la non-violence, j'ai donc tout nié", poursuit la directrice. "Les policiers ont maintenu leurs propos et moi les miens".

"Le rectorat ne bouge pas"

Dans la lettre, où elle remercie de leur soutien les enseignants et parents d'élèves, la directrice raconte que sa garde à vue a duré de 9 heures 20 à 15 heures 15 et souligne que, depuis cette journée, la mairie de Paris a été "super présente" à ses côtés. "J'ai en cas de besoin leur avocat s'il y a des suites", mentionne-t-elle, précisant qu'au cours de la garde à vue, elle était assistée d'un avocat commis d'office. Pour les suites éventuelles, Me William Bourdon a accepté de la défendre, comme il l'a confirmé dimanche. Valérie Boukobza fait également allusion dans son message au rectorat de Paris : "le rectorat ne bouge pas puisqu'il s'agit d' 'un temps périscolaire' ", écrit-elle.

Les échauffourées de mardi entre parents d'élèves et enseignants d'un côté, et policiers de l'autre, se sont produits devant l'école maternelle faisant face à un café où le grand-père chinois venait d'être interpellé après un contrôle d'identité. Le parquet de Paris a expliqué que les policiers agissaient avec son aval dans le cadre de contrôles "sur les étrangers (en situation irrégulière, ndlr) et le port d'armes prohibées".

Ce week-end, une vingtaine de directeurs d'écoles maternelles de Paris ont écrit au recteur d'académie pour lui demander de s'exprimer sur "les violences inacceptables" survenues lors de cette interpellation. Les principaux syndicats enseignants parisiens ainsi que la FCPE (parents d'élèves) et le Réseau Education sans Frontières (RESF) ont appelé à un rassemblement lundi à 18 heures devant le siège du rectorat de Paris (lire notre article).

(D'après agence)

le 25 mars 2007 à 16:18
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