L'immeuble du petit Julien à Bourg-lès-Valence © TF1/LCICe sont les premiers résultats des expertises de prélèvements effectués dans l'appartement HLM du petit Julien, porté disparu depuis le 29 janvier, à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme. Ces derniers attestent de la présence de traces de sang dans ce F5 qu'occupaient, depuis sept mois le garçon de trois ans et demi, sa mère, son beau-père, suicidé depuis, et ses trois frères et sœurs.
Une découverte qui ne permet pourtant pas à l'enquête de progresser. Car selon Le Parisien, il ne s'agit pas du sang du petit garçon, retrouvé dans le coffre du véhicule de son beau-père. Ni même de celui de ce dernier, Jean-Eric Zémia, qui s'était poignardé à l'issue de sa garde à vue le 1er février dernier. Il s'agirait du sang d'un des deux frères de Julien. La famille a fourni une explication satisfaisante à propos de ces traces, qui aujourd'hui "ne posent pas de problème", a estimé une source proche de l'enquête.
La thèse familiale toujours privilégiée
Le mystère reste donc entier sur ce qui a pu se passer dans l'appartement des époux Zémia. Bagarre ? Accident ? "Il s'est passé quelque chose", insiste une source proche de l'enquête, citée dans Le Parisien. Pour autant, "la perquisition n'a pas donné de résultat technique significatif", regrette une autre source, qui ajoute : "Je n'ai pas l'impression qu'on trouvera du sang de Julien au cours des analyses sanguines". Néanmoins, les enquêteurs continuent de privilégier la piste familiale, en raison des abondantes traces de sang de Julien retrouvées dans le coffre de la voiture de son beau-père. "Ce n'était pas une goutte de sang. L'importance des traces laisse supposer que le corps de Julien y a séjourné un moment", affirme-t-on de source proche de l'enquête. "C'est un élément fondamental sur lequel se fonde la thèse familiale".
La mère de Julien, qui s'est portée partie civile dans le dossier, a été convoquée par la juge d'instruction chargée de l'affaire, a indiqué vendredi son avocat, Me Naceur Derbel, qui n'a pas voulu préciser la date de son audition. Mais en l'état actuel des recherches, les enquêteurs estiment que "la découverte du corps reste un paramètre essentiel pour comprendre ce qui s'est passé". Pour ce faire, des moyens devraient être déployés prochainement pour drainer le Rhône plus en aval de Bourg-lès-Valence.
Avec agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



