Les tentes installées quai de Jemmapes à Paris © TF1/LCILa semaine dernière, deux SDF avaient trouvé la mort au bord du canal Saint-Martin, vraisemblablement victimes d'une overdose de méthadone. Lundi matin, l'un des occupants du campement des Enfants de Don Quichotte à Strasbourg est également décédé, probablement d'un excès d'alcool ou de stupéfiants. Emmanuel Monnanteuil, un SDF de 28 ans né à Valenciennes, était présent sur le campement depuis plus d'un mois.
"Il a été pris de tremblements au réveil et est décédé dans l'ambulance qui l'amenait à l'hôpital", a précisé Eric Etienne, le sous-préfet à la ville chargé des relations avec les Enfants de Don Quichotte. Sur les quelque 70 personnes qui ont été hébergées dans le camp, établi depuis le 6 janvier quai Sturm, à quelques centaines de mètres de la préfecture, 38 ont été à ce jour relogées, a-t-il précisé. "Une grande partie se retrouve cependant à l'hôtel dans la mesure où les centres d'hébergement et de réinsertion sociale, considérés comme une étape indispensable vers un retour réussi à l'autonomie, sont pleins", a convenu le sous-préfet.
Eric Etienne et le président des Enfants de Don Quichotte-Strasbourg, Alexandre Glardon, se sont rencontrés dans la matinée. Ils sont convenus d'accélérer le processus. La liste des 30 à 35 personnes encore hébergées quai Sturm devrait être examinée mercredi. "Notre priorité maintenant, c'est de traiter ces 30-35 et que le campement disparaisse", a affirmé le représentant de l'Etat. "C'est le désespoir complet sur le camp, d'autant qu'il n'y a pas de sanitaires", a renchéri Christian Sager, un bénévole qui aide les Don Quichotte.
D'après agence
Paris : le cri d'alarme du maire du Xe |
Le député-maire PS du Xe arrondissement de Paris, Tony Dreyfus, veut attirer l'attention du gouvernement sur la situation des SDF installés le long du canal Saint-Martin après la mort de deux d'entre eux vendredi. Dans un communiqué, il estime qu'il "appartient désormais au gouvernement de trouver dans les heures qui viennent les hébergements nécessaires pour l'ensemble des personnes qui campent sur les rives du canal". Après avoir, il y a 15 jours, mis en garde contre les problèmes de violences sur le campement, le député-maire assure que depuis "les progrès ont été limités et que les problèmes demeurent". Aussi, "laisser perdurer cette situation n'est plus possible sans quoi d'autres drames vont survenir", écrit-il. |
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