A la recherche des braqueurs de Saint-Mandé

le 29 mars 2007 à 09h16 , mis à jour le 29 mars 2007 à 16h08

Trois personnes retenues en otages dans un bureau de poste de Saint-Mandé ont été libérées jeudi matin. Les malfaiteurs restent introuvables.

TF1/LCI : Les forces de l'ordre en intervention sur le lieu du braquage d'un bureau de poste, à Saint-Mandé (29 mars 2007)Les forces de l'ordre en intervention sur le lieu du braquage d'un bureau de poste, à Saint-Mandé (29 mars 2007) © TF1/LCI

La tentative de braquage s'est achevée sans drame jeudi à Saint-Mandé. Les trois otages - une femme et deux hommes - ligotés dans le local courrier du bureau de poste depuis 6 heures du matin, sont sortis sains et saufs du bâtiment vers 9h45, après avoir défait leurs liens, au moment même où les policiers de la Brigade de recherche et d'intervention s'apprêtaient à y pénétrer. Ceux-ci ont alors fouillé l'ensemble du bâtiment, mais les malfaiteurs, au nombre de trois selon une source policière, avaient déjà pris la fuite. Aucun préjudice n'est à déplorer, selon la direction de la Poste.

Les trois otages, une chef d'équipe, un facteur et le chauffeur d'un camion postal, sont apparus terrorisés devant les policiers. Ils avaient été surpris à leur arrivée à partir de 5h30 par trois hommes encagoulés et certainement gantés, munis d'une arme de poing et d'une bombe lacrymogène, qui les avaient ligotés à l'aide de ruban adhésif et bâillonnés. L'attaque s'est passée au niveau du local courrier du bureau de poste, où ne sont pas détenues de liquidités. C'est un quatrième employé de la Poste, arrivant pour prendre son travail, qui a alerté la police en voyant ses collègues allongés par terre.

Aucune trace de désordre

Les policiers de la BRI se sont immédiatement rendus sur place, au 6 rue Jeanne d'Arc, et les forces de l'ordre ont établi un périmètre de sécurité autour des lieux, interdisant aux passants l'accès aux rues voisines. Ils ignoraient alors si les malfaiteurs se trouvaient encore à l'intérieur du bureau de poste. Selon les premières constatations, il semblerait que ces derniers soient partis rapidement après avoir ligoté les employés, les enquêteurs n'ayant pas observé de traces de désordre. Les trois victimes ont été prises en charge par les pompiers avant d'être conduites à l'Unité de consultation médico-judiciaire de Créteil. Elles devaient être entendues par la suite par les enquêteurs du service départemental de police judiciaire.

Ce bureau de poste, un bâtiment situé non loin du bois de Vincennes, avait déjà fait l'objet d'une tentative de braquage au guichet six semaines auparavant. Des "travaux de sécurité avaient été faits il y a quelques années" dans ce "vieux bureau de poste", a indiqué sur place le député-maire de la ville, Patrick Beaudouin, qui a toutefois ajouté vouloir obtenir de la direction de la Poste qu'elle engage des travaux de modernisation portant sur l'accueil et la sécurité.

D'après agence

Un hypermarché braqué dans la Meuse

Quatre ou cinq hommes encagoulés ont braqué un hypermarché dans la Meuse avant l'ouverture de ses portes au public jeudi avant de prendre la fuite avec la caisse. Les malfaiteurs étaient armés de pistolets automatiques et "déterminés", selon les témoins. Ils ont retenu sous la menace de leurs armes le personnel qui arrivait au fur et à mesure dans l'hypermarché de Revigny-sur-Ornain. Ils ont attendu que le responsable du magasin arrive pour se faire livrer le contenu du coffre, "un peu moins de 10.000 euros", selon le Centre opérationnel de la gendarmerie (COG) de la Meuse. Les malfaiteurs ont ensuite pris la fuite. Treize salariés au total ont été séquestrés. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place. La Section de recherche de Nancy a été saisie.

le 29 mars 2007 à 09:16
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4 Commentaires

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  • Vinet, le 29/03/2007 à 10h31

    Concours de circonstances mais j'avoue qu'il y a un climat malsain en FRANCE. Trop de frustations, de difficultés pour certains individus. Dans la jungle, il faut de débrouiller pour survivre le plus souvent. C'est le constat réel de notre société. Et que ne me traite pas de pessimiste. Quand un citoyen est atteint d'une maladie sérieuse, il ne faut pas lui dire que c'est bénin.Ensuite, il faut le persuader qu'il des chances de guérisons. Notre société actuelle ressemble de+ en + à celle des Etats Unis D'Amérique et dieu sait s'il y a des pauvres dans ce pays. Nous ne pouvons pas vivre sans culpabiliser en acceptant trop de gens sur le "bord de la route":c'est dangereux pour tout le monde et l'histoire témoigne toujours de ce que j'argumente. Trop d'arrivisme, d'égoisme. Ce que j'écris est malheureusement un constat "standard" rabaché tous les jours par toutes les couches de la société. Alors journalistes et éditorialistes, ayez le courage de faire ressortir les réalités et réduisez votre activité aux services des élites;il en va de votre propre avenir professionnel. Allez je suis sans trop d'illusion. "Le ROCHELAIS"

  • Miguel, le 29/03/2007 à 10h27

    Les braquages se rapprochent de + en + de la campagne présidentielle! On donne ainsi de cette façon, l'impression qu' il faudra quelqu'un de fort intellectuellement et moralement parlant à la tête de l'Etat français! J'ai moi-même été confronté il y a quelques années, à ce genre de situation de braquage car j'étais client d'un bureau de Postes en Balieue parisienne j'avoue que j'en ai gardé un fort mauvais souvenir psychologiquement parlant! A la lumière de ces faits, après les émeutes il ya 48h de la gare du Nord Les conditions sont remplies pour faire élire un président qui maniera aussi bien le baton que la carotte,tout en restreignant de plus en plus, nos libertés individuelles qui deviennent de jour en jour "peau de chagrin" Mig

  • Bucheron muriel, le 29/03/2007 à 10h10

    Espérons que tout se terminera bien pour les otages et que les braqueurs seront arrêtés et punis !

  • Vastre, le 29/03/2007 à 10h07

    Si tous les preneurs d'otages se trouvaient derrière les barreaux avec 100 kg de fonte à chaque pied, il n'y aurait plus de prise d'otage. Mais il n'est pas socialement et moralement convenable de punir des coupables.

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