Géraldine Giraud, en mars 1993 © Abaca PressLes investigations menées en Pologne, où des enquêteurs ont procédé à l'audition d'un Français soupçonné de complicité dans les assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier fin 2004, se sont donc révélées "négatives, pour le moment". Le procureur de la République de Sens l'a confirmé vendredi soir, alors que la justice polonaise avait déjà relâché vendredi midi le Français de 33 ans vivant en Pologne. Des échantillons d'ADN prélevés jeudi sur lui et analysés en France se sont révélés négatifs, car ils n'ont pas permis d'établir un lien avec les meurtres.
"Rien ne permet de dire pour l'instant que le suspect était présent en France au moment où les faits se sont produits", a expliqué le procureur. "Nous avons vérifié des choses qui devaient être vérifiées, c'est désormais au juge d'instruction, au vu des auditions, de prendre sa décision" quant à d'éventuelles poursuites contre cet homme, a-t-il précisé.
L'individu auditionné était pisté depuis plusieurs mois par les enquêteurs français. Surnommé le "Polonais", son nom était apparu lors de l'enquête menée dans l'entourage de M. Treiber. Les deux hommes se "connaissaient" et se "fréquentaient", a indiqué le procureur de Sens. Selon l'avocate de la famille Giraud, Me Sabine Cordesse, le "Polonais", qui évoluait dans le milieu des "voyous", avait été condamné par défaut il y a moins de deux ans en France pour "enlèvement et séquestration suivie de mort".
Empreintes masculines
Arnaud R. avait été arrêté en jeudi en début de matinée à Srem, près de Poznan et placé en garde à vue. Le parquet polonais a alors entamé une enquête auprès de personnes qui pourraient confirmer ou non son alibi. Mais, selon le porte-parole du parquet, les policiers polonais vont maintenant arrêter leur enquête.
L'éventualité d'une complicité dans le double meurtre de Géraldine Giraud et Katia Lherbier avait été étayée par la découverte de deux empreintes masculines ADN inconnues sur un rouleau de ruban adhésif trouvé dans la propriété du principal suspect, Jean-Pierre Treiber. L'adhésif était de même nature que celui qui a servi à bâillonner les victimes, selon Me Sabine Cordesse, l'avocate de la famille Giraud. Jean-Pierre Treiber a été mis en examen pour "assassinats".
(D'après agence)
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