Accusées d'avoir drogué leurs supérieures

Par B.M., le 04 avril 2007 à 15h53 , mis à jour le 05 avril 2007 à 14h21

Entre 2002 et 2006, les quatre femmes ont tout fait pour pousser leurs supérieures à la faute et prendre leur place.

TF1/LCI : Couloir d'hôpitalCouloir d'hôpital © TF1/LCI

La machination aurait duré quatre ans. Les quatre infirmières de l'hôpital Henri Duffaut d'Avignon auraient tout mis en oeuvre pour déstabiliser et provoquer le départ de deux surveillantes en chef du service chirurgie, selon le Dauphiné Libéré.

Les quatre femmes sont accusées de "harcèlement moral, dégradation de véhicule et appels téléphoniques malveillants", selon le Tribunal de Grande Instance d'Avignon, qui précise que trois d'entre elles sont également poursuivies pour "administration de substances nuisibles". Elles sont notamment soupçonnées d'avoir versé des tranquillisants dans les boissons de leurs supérieures hiérarchiques.

"Faits incroyables"

"Il s'agit de faits tellement incroyables que l'on n'a pas pu imaginer une seule seconde qu'une telle histoire puisse arriver", explique André Durand, directeur des ressources humaines de l'hôpital, à LCI.fr

En 2004, l'une des deux supérieures hiérarchiques visées demande sa démission. L'année dernière, la seconde signale à plusieurs reprises à la direction de l'hôpital des dysfonctionnements graves au sein de son équipe. Une enquête interne est alors ouverte durant l'été 2006 : "Les faits étaient suffisamment graves pour qu'on les rapporte à la police", ajoute André Durand, qui précise "ne pas connaître personnellement les infirmières mises en cause".

Calife à la place du calife

En janvier dernier, la vice-procureur en charge du dossier saisit la PJ d'Avignon pour mener une enquête préliminaire. Suite aux plaintes déposées par les deux chefs de service, le parquet donne son feu vert à l'interpellation des quatre infirmières, qui se sont présentées mardi au commissariat.

Une seule des quatre infirmières serait à l'origine du complot. Décrite par les plaignantes comme récalcitrante à toute forme d'autorité, c'est pour devenir calife à la place du calife qu'elle aurait monté cette cabale contre ses supérieures. Plusieurs employées affirmeraient avoir été montées contre leur chef sans pouvoir réagir, par peur du harcèlement moral.

Placées sous contrôle judiciaire, les infirmières se sont vu notifier leur interdiction professionnelle jusqu'à leur comparution devant le tribunal correctionnel le 30 avril prochain.

Par B.M. le 04 avril 2007 à 15:53
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8 Commentaires

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  • Daniel, le 05/04/2007 à 11h17

    Tiens, tiens...du harcélement à l'envers.

  • Fabregal, le 05/04/2007 à 11h15

    Infirmière de formation, je suis scandalisée par de tels comportements.

  • Anita, le 04/04/2007 à 23h56

    Oui, mais quand on puni personne est d!accord!!

  • Willibald, le 04/04/2007 à 23h39

    Je ne pense pas que ce fait divers ait réellement sa place dans les informations nationales... Toujours est-il que l'histoire est assez drôle. Merci TF1 !

  • Fifaye, le 04/04/2007 à 21h03

    Enorme... Je me délecte chaque jour à lire la rubrique Faits divers de ce site, presque tous les jours, les limites sont repoussées... Je ne sais pas si on peut lire ça dans les autres pays, mais on ne peut que remarquer que les français sont plutôt machiavéliques et vicieux... J'ai l'impression que l'on a tous les maux de la planète... Sachant en plus qu'on ne sait même pas 5% de ce qui se passe réèllement, ça fait peur... Pour Des donneurs de leçon, je trouve qu'on a rien à envier aux autres... dommage quand on connait notre histoire.

  • Michel, le 04/04/2007 à 19h45

    Je pensais que l'on avait vu le pire ? Décidément il y a une drôle de mentalité qui règne dans notre pays. La prochaine étape c'est le meurtre. Sanctions.

  • Bisou, le 04/04/2007 à 19h18

    Je trouve scandaleux et malhonnete de la part de ses infirmiere de harceler et surtout d avoir droguer ses superieurs elles merite d etre punis au niveau de la loi elles mettent en danger la vie d autrui

  • Cécile, le 04/04/2007 à 18h07

    Ce n'est pas aussi rare qu'on pourrait le penser. C'est de la responsabilité des patrons de virer sans ménagement les individus ayant ce comportement ainsi que les syndicalistes qui les soutiennent.

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