La centrale EDF de Dégrad-des-Cannes, en Guyane © DR
| Pour le directeur d'EDF en Guyane, "la situation est très tendue" |
La direction d'EDF Guyane s'indigne qu'un syndicat mette en doute l'agression d'un de ses cadres par des membres du syndicat UTG (Union des Travailleurs Guyanais). "Je suis extrêmement choqué d'entendre sur les ondes de RFO que le syndicat UTG parle de "simulacre, de mascarade et de complot" à propos des événements du mardi 27 mars. J'espérais plutôt des regrets et des excuses", a déclaré Marc Girard, le directeur d'EDF Guyane, au cours d'une conférence de presse au siège de l'entreprise à Cayenne lundi après-midi.
"J'ai six témoignages de responsables plus un constat d'huissier", a affirmé le responsable, en ajoutant que des procédures d'entretien préalable avaient été lancées concernant cinq salariés. "Cela peut déboucher sur un conseil de discipline et aller de l'avertissement au licenciement", a également déclaré le directeur d'EDF Guyane.
Assommé au sol, filmé sous les quolibets
Cette conférence de presse était la seconde au siège d'EDF après celle du syndicat UTG sur les incidents qui s'étaient produits à la centrale EDF de Dégrad-des-Cannes, à 15 km de Cayenne. Les faits s'étaient déroulés dans un bureau de la centrale. Six cadres, dont Claude Hartmann, accompagnés d'un huissier de justice y étaient venus constater que le chef de la centrale était menacé d'être expulsé de son bureau par une dizaine d'agents, principalement du syndicat UTG.
Selon plusieurs témoins, des agents d'EDF avaient soulevé le siège sur lequel était assis Claude Hartmann avant de le faire basculer. Ce dernier avait alors chuté, heurtant le sol avec son visage. Puis, alors qu'il reposait immobile, des agresseurs l'avaient filmé et photographié avec leur téléphone portable, sous les quolibets. Il avait ensuite été transporté par les pompiers aux urgences de l'hôpital de Cayenne.
D'après agence
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