Attentat contre le Trésor public d'Ajaccio

le 26 avril 2007 à 07h25 , mis à jour le 26 avril 2007 à 11h51

Il s'agit du septième acte de la sorte depuis la veille du premier tour de la présidentielle.

Attentat contre le Trésor public d'AjaccioAttentat contre le Trésor public d'Ajaccio © TF1/LCI

"Les poseurs de bombe ont encore pris un risque inconsidéré, si près d'habitations", a déclaré le procureur de la République d'Ajaccio José Thorel. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un attentat à l'explosif a troué le mur d'une agence du Trésor public dans le centre d'Ajaccio. "Une dame âgée qui réside dans l'immeuble a dû être traitée sur place par les pompiers pour des douleurs dans la poitrine consécutives à l'explosion mais elle n'a finalement pas été évacuée à l'hôpital", a ajouté le magistrat.

Un trou béant dans le mur était visible sous le grillage d'une fenêtre située à l'arrière de cette trésorerie principale, installée sur la dalle d'un quartier d'immeuble et à proximité de commerces et d'un lycée. Les vitres de plusieurs appartements ont été soufflées par l'explosion. L'attentat n'a été ni signé ni revendiqué. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête qu'elle a confiée à la police judiciaire d'Ajaccio, a précisé José Thorel.

Gendarmerie, résidence secondaire...

Les actions violentes contre des symbôles de l'Etat ou des résidences secondaires ont, après une période de répit relatif de plusieurs mois, repris de plus belle en Corse depuis la veille du 1er tour de l'élection présidentielle. Dans la nuit de vendredi à samedi, la gendarmerie de Cauro (Corse-du-Sud), un village proche d'Ajaccio, a été la cible d'un mitraillage méthodique. Dans la même nuit, une résidence secondaire a été partiellement détruite à l'explosif à Pieve, en Haute-Corse.

Enfin, dans l'attentat qui a fortement endommagé vendredi soir une Caisse d'Epargne à Marseille, les enquêteurs en Corse penchent pour l'hypothèse indépendantiste corse même s'il n'a pas été revendiqué. La nuit de samedi à dimanche a également été particulièrement agitée avec deux attentats à Bastia, contre une agence de Trésor public et un bâtiment des Affaires maritimes, et un contre un relais de France Telecom dans le Cap corse (Haute-Corse). Mardi soir, c'est la maison d'un retraité originaire du continent qui a été presque entièrement détruite dans un attentat à l'explosif qui a fait d'importants dégâts dans le centre de Porto-Vecchio, en Corse-du-Sud, mais pas de blessés.

(D'après agence)

le 26 avril 2007 à 07:25
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Villefranque, le 26/04/2007 à 12h07

    Quand un attentat est revendiqué par un organisme,est ce que c'est cet organisme qui rembourse les dégats.L'orsque c'est un particulier qui subit les dégats,qui paye,est que c'est toujours les memes vaches a lait.Merci pour la réponse. SISSOU

  • Gerard, le 26/04/2007 à 09h39

    La Corse n'est pas prete de sortir de ce cycle infernal avec cette minorité d'indépendantistes constituée de jeunes désoeuvrés embrigadés dans des groupes à tendance mafieuse.On constate meme que des commerçants dont les revenus dépendent de la visite des continentaux en font partie!!!!!Les Corses en ont assez mais ne se risquent pas à le dire(sauf les femmes qui ont plusieurs fois montré leur courage en manifestant.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience