Les obsèques de Sophie Gravaud se sont déroulées dans le village familial
Vive émotion aux obsèques de Sophie
Des proches, des amis, mais aussi de nombreux anonymes : ils sont venus très nombreux, près d'un millier de personnes, ce mercredi dans le village familial de Treillières, au nord de Nantes, assister aux obsèques de Sophie Gravaud, 23 ans, disparue le 7 avril et retrouvée morte vendredi par strangulation. L'église était bondée, de même que le parvis de l'église, recouvert de nombreuses couronnes de fleurs (voir les témoignages). Nombre de commerçants avaient baissé le rideau.
"Nous sommes horrifiés et révoltés", a déclaré en préambule le maire Emile Savary. La mère de la jeune femme, Martine Bréger, a ensuite pris la parole pour évoquer le "merveilleux sourire" et "la bonne humeur" de sa fille. "Ta vie de femme commençait tout juste", a-t-elle ajouté avant de se révolter contre celui qui l'a tuée, "un être dépourvu de toute humanité". Son intervention a été applaudie dans et hors de l'église. Régis, le petit ami de Sophie, a ensuite évoqué leur existence heureuse ces derniers mois, mais "voilà que, par la faute d'un monstre, je n'ai pas d'autre mot, tout s'est subitement arrêté".
Hommage au centre commercial où elle travaillait
Une minute de silence a également été respectée à 15h dans l'immense pôle commercial Atlantis, où travaillait Sophie Gravaud dans un magasin de prêt-à-porter. C'est après son travail que la jeune fille avait disparu. Samedi déjà, quelque 4.000 personnes avaient défilé silencieusement à la mémoire de la jeune vendeuse de 23 ans dans le centre de Nantes.
Du côté de l'enquête, le suspect, toujours en détention, nie les faits. On a appris ce mercredi matin que l'empreinte génétique de la victime a été décelée sur ses vêtements du suspect, Ramiz Iseni. Ce père de famille bosniaque de 46 ans, déjà mis en examen pour viol sur mineure à Nantes dans une autre affaire, a été interpellé quelques jours après la disparition de Sophie pour avoir utilisé son téléphone portable et sa carte bleue dans la nuit de la disparition (lire notre article). La police judiciaire française a entrepris d'examiner en détail depuis 1991 les déplacements en France de Ramiz Iseni, a indiqué une source proche du dossier.
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