L'un des deux randonneurs avoue son "inconscience"

le 08 avril 2007 à 07h48 , mis à jour le 08 avril 2007 à 14h44

"Si c'était à refaire, je prendrais un téléphone satellitaire", a reconnu le randonneur parti à pied en pleine forêt tropicale avec "une carte et une boussole".

TF1/LCI : Loïc Pillois, l'un des deux randonneurs qui sont restés perdus 52 jours dans la jungle guyanaise (6 avril 2007)Loïc Pillois, l'un des deux randonneurs qui sont restés perdus 52 jours dans la jungle guyanaise (6 avril 2007) © TF1/LCI

"On était inconscients des risques", a reconnu samedi à Cayenne Loïc Pillois, l'un des deux randonneurs français retrouvés jeudi à Saül après cinquante et un jours passés dans la forêt guyanaise, au lieu des douze initialement prévus par les deux marcheurs. "On avait envie de faire le chemin à la boussole, c'était plus sport. On a commis quelques erreurs, c'est sûr, mais ça fait partie du jeu", a expliqué l'homme de 34 ans.

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Les deux hommes étaient partis sans GPS ni téléphone satellitaire, à pied, le 14 février. Objectif : rallier le petit village de Saül, à une centaine de kilomètres de marche, dans une région de forêt primaire inhabitée où se dressent de nombreuses collines, en pleine saison des pluies. "On avait une bonne boussole et une carte au 200 millième", a indiqué Loïc Pillois, paysagiste de profession. "Le GPS, en forêt, ça ne marche pas très bien, car on est toujours sous un couvert végétal. J'étais obnubilé par le poids, et il faut porter pas mal de batteries pour un GPS, ça ne paraissait pas indispensable", a t-il ajouté. "Si c'était à refaire, je prendrais un téléphone satellitaire", a reconnu le randonneur.

"Graines, insectes"

"On était bien préparés au niveau matériel, mais on ne pensait pas que la progression dans la forêt serait si difficile", a confié Loïc Pillois. A bout de vivres au bout de deux semaines, les deux hommes ont survécu en mangeant ce qu'ils trouvaient dans la forêt, "graines, petits animaux et insectes". "On est tous les deux paysagistes, on est passionnés de milieux naturels. J'ai vu beaucoup de reportages, sur de gens qui vivent en forêt, j'ai fait des lectures, et puis on a quelques bases, on connaît le végétal, donc on s'est adaptés", a témoigné Loïc Pillois.

De sources médicales, Loïc Pillois a perdu huit kilos, et Guilhem Nayral, son compagnon de randonnée, 25 kilos. Ce dernier est toujours hospitalisé à l'hôpital de Cayenne. Son état ne permet pas pour le moment un rapatriement en métropole.

(D'après agence)

le 08 avril 2007 à 07:48
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11 Commentaires

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  • T, le 09/04/2007 à 12h14

    Arettez un peu de les condamner!!Certes ils ont été inconscient mais quand on part a l'aventure tout peu arriver alors au lieu de les juger pensez qu'ils sont en vie c'est ca qui est important non???Je ne comprends vraiment pas certaines personnes!!

  • Alexandra, le 08/04/2007 à 15h30

    Ne leur jetez pas la pierre!!! On ne sait jamais ce qui peux arriver dans la vie, ils n'avaient pas prévu c'est tout.

  • Youry, le 08/04/2007 à 11h38

    Que de réactions stupides ... faire payer le prix des recherches a ces gens? Alors à ce moment la nous devrions faire payer le prix des traitement anti-cancer aux gens atteints d'un cancer du poumon à cause de la cigarette?

  • Thomas, le 08/04/2007 à 11h04

    C'est du n'importe quoi. Partir à l'aventure, ok, mais avec un minimum de précautions. Voilà ce qui arrive ensuite, un déploiement de temps, d'argent et de matériels inutiles pour retrouver des INCONSCIENTS. On devrait leur facturer les dépenses occasionées par leur petite escapade, sans compter l'inqiétude de leurs proches. Du grand n'importe quoi !!!

  • Herve, le 08/04/2007 à 10h51

    A la citoyenne de Bron qui compare le cout de la liberation d'otages au cout des secours mis en oeuvre pour retrouver ces 2 paysagistes. La grosse difference c'est que les otages n'ont pas choisi de l'etre !!!!! alors que nos 2 touristes n'ont pas trouve utile de prendre un GPS parce que les batteries ca pese lourd. Faudrait vraiment qu'en France, on finisse par remettre les pieds sur terre... si je comprends bien...madame prefere depenser de l'argent pour secourir des touristes inconscients, que des otages involontaires. mouais.. ca donne a reflechir tout ca.

  • Beautifulsdays, le 08/04/2007 à 10h29

    Cessez votre acharnement sur le prix des recherches!!! sachez qu'un hélicoptère doit voler, sinon de toutes façon les pieces même inusitées sont a changees dans un delai imparti. Quant au salaire des militaires il sera versé de la même façon recheches ou non.......Le gaspi n'est pas là. Il ne s'agit pas d'infraction, mais d'une imprudence... Ne leur jeter pas la pierre. Aux moins eux ne reste,nt pas avec leurs pantoufles devant l'écran.... Heuuu j'en fait partie sic!!!! Bon dimanche

  • Taddei, le 08/04/2007 à 10h02

    On devrait leur facturer le montant des recherches!!!!

  • A Bon Entendeur,, le 08/04/2007 à 09h41

    Allez,comme les trois enseignants skieurs il y a quelques années,ils vont sortir un bouquin,faire plein d'émissions,s'en mettre plein les poches et laisser l'ensemble des contribuables régler la facture de leur divertissement!Nous ne sommes pas exactement dans le cas de recherche de personnes mises involontairement dans une telle situation,lors d'un crash d'avion par exemple...

  • Bugs, le 08/04/2007 à 08h56

    Ce qui ferai partie du jeu maintenant serai de leur donner la facture des recherches qui ont ete effectuées pour les rechercher encore des aventuriers qui comptent beaucoup sur les autres et qui auraient mieux fait de rester chez eux

  • Une citoyenne, le 08/04/2007 à 08h16

    Je suis ravie qu'ils soient en vie, il est inutile de donner le coût des recherches comme s'il fallait les culpabiliser, surtout que les recherches n'ont rien données. Les otages libérés ont coûté bien plus cher.

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