Vue aérienne de la forêt guyanaise © TF1/LCIIl est descendu seul de l'hélicoptère, le visage amaigri mangé par une barbe et l'air très affaibli. Vêtu d'un short et d'un sweat-shirt, tenant sa machette à la main il n'a dit qu'une seule phrase : "Il fait vraiment très chaud". Loïc Pillois, le randonneur réapparu jeudi matin dans le centre de la Guyane, est arrivé dans la soirée à Cayenne pour être entendu par les gendarmes sur son odyssée de sept semaines en forêt.
Le rescapé de la jungle piégé par les médias
Loïc Pillois, le randonneur de la forêt guyanaise, se retrouve au centre d'une polémique. Un article de Libération l'accuse de monnayer ses interviews.
Publié le 12/04/2007
Arrivé le premier à Saül, une commune isolée au centre de la Guyane, le randonneur a donné la localisation de Guilhem Nayral, son compagnon d'infortune. Celui-ci a été retrouvé jeudi vers 19h (heure de Paris) "vivant mais fatigué", a annoncé la direction de la gendarmerie. Guilhem Nayral a été hélitreuillé par un hélicoptère de la gendarmerie à une quinzaine de km de Saül, a précisé la direction de la gendarmerie.
"Il m'a dit qu'ils en avaient vraiment bavé", a expliqué la mère de Loïc Pillois après avoir pu parler à son fils par téléphone. Qualifiant cette histoire d'"extraordinaire", le lieutenant-colonel Yvon, chef de cabinet du commandant supérieur des forces armées de Guyane, n'a pas précisé comment les deux hommes ont survécu et se sont alimentés durant ces sept semaines, alors qu'ils étaient partis avec des vivres pour une dizaine de jours seulement.
Trois semaines de vaines recherches
Les deux Français, âgés tous deux de 34 ans, avaient été vus pour la dernière fois le 14 février par le piroguier qui les avait déposés sur la rive du saut Grand Kanori, au bord du fleuve Approuague, à une centaine de kilomètres de marche à l'est de Saül. Paysagistes professionnels, ils avaient prévu de rentrer à Paris le 27 février, avec l'impatience de retrouver leurs enfants et leurs compagnes, dont l'une est enceinte de quatre mois.
Du 4 au 25 mars, entre 30 et 40 militaires et gendarmes avaient fouillé la forêt guyanaise pour essayer d'y retrouver les deux hommes. Les recherches en forêt avaient été arrêtées le 26 mars et un dispositif de huit gendarmes avait été maintenu à Saül pour effectuer des recherches dans les sentiers environnants. Les proches de Guilhem Nayral, arrivés en Guyane vendredi, avaient demandé, sans succès la relance des recherches en forêt par les autorités locales.
D'après agence
Retour MYTF1
Le rescapé de la jungle piégé par les médias
Chargement en cours...



