Passagers pris en charge par les secours après l'accident d'un train à la gare de l'Est, à Paris (5 avril 2007) © TF1/LCI| Une passagère témoigne sur LCI.fr |
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Il n'est "a priori pas en cause" et a déclaré aux policiers avoir freiné à temps. Le conducteur du train qui a heurté jeudi matin un butoir de la gare de l'Est, à Paris, a accusé le matériel et la motrice. Celle-ci devait faire l'objet d'examens approfondis. La police judiciaire, selon les premiers éléments de l'enquête, tient pour "plausible" la version du conducteur mais n'écarte aucune autre hypothèse. Le conducteur est rentré libre chez lui à l'issue de son audition.
71 personnes ont été blessées jeudi matin lorsqu'un train de banlieue est arrivé trop vite à quai à la gare de l'Est, à Paris ; 58 d'entre elles ont dû être évacuées vers des hôpitaux. Les blessures des voyageurs incluent de petites fractures aux côtes, au genou, des nez cassés et des problèmes cervicaux. Le plan rouge a été aussitôt déclenché. Selon un porte-parole de la SNCF, "l'accident s'est produit à 8h27 au niveau de la voie 21, lorsqu'un train en provenance de Château-Thierry a heurté un peu violemment un butoir. L'arrêt brutal a déséquilibré des voyageurs qui étaient debout et s'apprêtaient à descendre, et qui ont heurté des sièges ou des barres. On peut penser qu'il y avait environ un millier de voyageurs à bord. Le conducteur n'avait signalé aucun problème avant l'arrivée du train".
Passagers furieux
Le ministre des Transports, Dominique Perben, a demandé l'ouverture d'une enquête. Deux procédures, l'une judiciaire, l'autre technique, ont d'ores et déjà été lancées, et selon les premiers éléments de l'enquête, le train aurait heurté le bout de la voie entre 5 et 7 km/h. Selon le directeur du réseau SNCF Ile-de-France, le freinage d'un train fonctionne grâce à un système de contrôle de la décélération au-dessus de 10 km/h tandis qu'entre 0 et 10 km/h, le freinage est manuel et "la précision de l'arrêt dépend du conducteur".
La SNCF préfère évoquer "un incident, comme il s'en produit de temps en temps", plutôt qu'un "accident" ; quant aux conséquences pour les passagers, là encore, elle relativise, évoquant "quelques bleus et ecchymoses" plutôt que des blessures. Une version qui irrite toutefois certains passagers : "La SNCF parle de bleus mais ne parle pas des malaises qui ont suivi après le choc", a témoigné l'un d'eux, Chris, auprès de LCI.fr. Pour un autre, Laurent, "entre ce que dit la SNCF et la réalité, il y a une grosse différence. J'étais dans le dernier wagon et je peux vous dire que le choc a été très violent". "Toutes les personnes debout à ce moment-là se sont retrouvées soit par terre, soit projetées contre un siège", a indiqué pour sa part Caroline, se disant "légèrement blessée au tibia", tout en estimant que "d'autres passagers ont été plus grièvement touchés".
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