Des hommes armés font évader un blessé de l'hôpital

le 10 avril 2007 à 14h23 , mis à jour le 10 avril 2007 à 14h38

Cinq personnes cagoulées et dotées d'une arme de poing ont fait évader lundi soir de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, un homme placé sous escorte policière.

TF1 / LCI Les urgencesLes urgences © LCI

L'irruption d'un groupe de cinq personnes, armé de bombes lacrymogènes et d'une arme de poing, s'est produite vers 23 heures 20, lundi, au service des urgences de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Les cinq personnes cagoulées ont fait évader un homme placé sous escorte policière, sans faire de blessés, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête. Il s'agit de la troisième intrusion armée signalée dans cet hôpital depuis septembre.

Quelques minutes avant l'évasion, les policiers avaient conduit aux urgences un motard interpellé vers 23 heures dans des conditions difficiles dans la cité du Franc-Moisin, située de l'autre côté de l'autoroute A1, à plusieurs centaines de mètres de l'hôpital. Au cours de son interpellation, l'homme "qui refusait d'obtempérer" avait chuté, se blessant légèrement au tibia. Les policiers ont eux-mêmes été légèrement blessés (3 et 4 jours d'ITT) lors de cette interpellation. Selon une autre source, ils ont été pris à partie par plusieurs personnes et caillassés à l'occasion de l'interpellation.

Cellule psychologique

Les policiers étaient en surveillance dans une zone où sont souvent commis des vols avec violence, notamment avec des motos. Après l'incident, les urgences ont été fermées jusqu'à 7 heures du matin, pour notamment permettre "un moment d'écoute et d'échange de paroles entre les collègues choqués", a expliqué Nicolas Fouque, directeur-adjoint de l'hôpital. Une cellule d'aide psychologique sera proposée mardi soir au personnel, a précisé Nicolas Fouque. Au cours des derniers mois, l'hôpital Delafontaine a subi plusieurs intrusions armées.

Le 16 septembre, au cours d'une expédition punitive, un homme à la recherche d'un blessé avait tiré plusieurs fois aux urgences, sans faire de blessés. En janvier, plusieurs personnes éméchées, dont l'une était armée d'un fusil de chasse, avaient pénétré dans l'hôpital pour exiger qu'un proche soit immédiatement soigné, sans tirer cette fois.

(D'après agence)

le 10 avril 2007 à 14:23
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3 Commentaires

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  • Toff75, le 10/04/2007 à 14h53

    Vive a France... Aucun endroit n'est épargné par la violence, mais lorsqu'on parle de "racailles" beaucoup s'insurgent... continuez sur cette voie là...

  • Thierry Gaiffe, le 10/04/2007 à 14h43

    Outre le fait que le banditisme s'immisce dangereusement de nos jours de façon réccurente jusque dans les hopitaux,ce qui est déjà regrètable en l'état,ce qui m'interpele le plus plus dans tout ça est de savoir à quoi a bien pu servir l'escorte policière????

  • Guillaume, le 10/04/2007 à 14h42

    C est quoi cette societe.. On se croirait dans un film... La fiction a t elle deja rejoint la réalité ?????

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