L'immeuble de la Direction départementale de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis à Bobigny © LCIAlors qu'elle quittait son service à la Direction départementale de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis de Bobigny, une jeune policière a été violée dimanche matin, par des agresseurs qui n'ont pas pu être identifés. Selon une source policière, deux ou trois personnes auraient été interpellées, puis mises hors de cause. La police ignore pour le moment si l'agression est liée à la profession de la jeune femme et si celle-ci avait été suivie ou repérée par ses présumés agresseurs à la sortie de la DDSP.
Violée en 2007, une policière met fin à ses jours
Cette femme avait été victime d'un viol à la sortie de son travail alors qu'elle était en poste à Bobigny. Une autre policière avait subi le même sort. L'affaire avait donné lieu à une passe d'armes entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal dans l'entre-deux-tours de la présidentielle.
Publié le 06/07/2011
Il s'agit de la deuxième agression d'une policière en six semaines. Le 18 mars, une gardienne de la paix en civil, qui venait de quitter son service, avait été violée pratiquement au même endroit, à quelques centaines de mètres de la DDSP de Bobigny, par deux hommes qui ont pris la fuite et n'ont pas été identifiés. Une source policière a précisé que dans cette première affaire, la jeune femme n'avait pas été en mesure de fournir un signalement suffisamment précis de ses agresseurs.
"On ne peut plus continuer sans réagir"
Frédéric Lagache, secrétaire général d'Alliance, le 2e syndicat de gardiens de la paix estime qu'avec cette deuxième agression, "on touche le fond". Et d'ajouter : "Il y a beaucoup trop de policiers blessés et agressés. On ne peut plus continuer sans réagir". La police "n'est plus respectée et doit absolument l'être. J'en appelle aux autorités pour inverser cette tendance. Alliance réclame des peines-plancher pour les agresseurs de policiers".
Ségolène Royal a exprimé dimanche son "horreur" et salué "le mérite et l'engagement de tous ces fonctionnaires qui, en première ligne du combat contre la violence, en sont souvent victimes". Nicolas Sarkozy a fait part lundi "de sa très grande indignation". Soulignant dans un communiqué qu'il "s'agit de la deuxième affaire de ce type à quelques semaines d'intervalle", le candidat UMP a estimé "inacceptable que de tels actes puissent être commis par une poignée de voyous qui se pensent au-dessus des lois et de la morale".
D'après agence
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