Julien, 3 ans, disparu près de Valence le 29 janvier © TF1-LCI"Des conclusions ambiguës et parfois contradictoires". Voilà les termes employés mardi par le procureur de la République de Valence, Jean-Pierre Nahon pour qualifier le résultat des expertises complémentaires menées sur le corps du petit Julien. Le garçon de trois avait disparu fin janvier du domicile de ses parents à Bourg-lès-Valence (Drôme), son corps retrouvé début mars dans le Rhône. Selon le procureur, ces nouvelles analyses ne permettent pas "de définir les conditions exactes et précises" de son décès.
De source proche de l'enquête, les résultats ne seraient pas compatibles avec l'hypothèse d'une mort par noyade de l'enfant, qui aurait donc été jeté dans le fleuve après sa mort, mais cette source reconnait que les conclusions ne sont pas catégoriques. "On peut dire que ces examens n'ont pas permis de confirmer l'hypothèse d'une noyade, pour autant rien ne permet de l'exclure non plus", a répondu le procureur à ces affirmations.
"J'ai demandé au médecin qui avait effectué l'autopsie, à Avignon, d'établir un rapport de synthèse avec l'aide des autres experts intervenus dans cette affaire, en espérant que ce rapport me permette de conclure et de saisir la juge en charge de l'enquête d'une infraction que je ne peux pas aujourd'hui définir", a expliqué le procureur. Il précise que la remise de ce rapport devrait intervenir dans un délai d'un mois.
Les enquêteurs de la police judicaire lyonnaise travaillent actuellement dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour enlèvement et séquestration à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile de la mère de Julien. Son compagnon, Jean-Eric Zémia, le beau-père de Julien, s'était suicidé le lendemain de sa disparition, après avoir passé plus de douze heures en garde à vue dans le cadre de cette affaire.
(D'après agence)
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