Mygales et serpents au menu pendant 52 jours

le 06 avril 2007 à 07h01 , mis à jour le 06 avril 2007 à 21h32

Les deux randonneurs retrouvés jeudi près de deux mois après leur disparition dans la jungle guyanaise ont raconté comment ils avaient pu survivre.

TF1/LCI : Loïc Pillois, l'un des deux randonneurs qui sont restés perdus 52 jours dans la jungle guyanaise (6 avril 2007)Loïc Pillois, l'un des deux randonneurs qui sont restés perdus 52 jours dans la jungle guyanaise (6 avril 2007) © TF1/LCI

Disparus depuis le 14 février au coeur de la forêt guyanaise, Loïc Pillois, 34 ans, originaire de Margaux en Gironde, et Guilhem Nayral, 34 ans également,  originaire de Sanary dans le Var, ont été retrouvés jeudi, sept semaines après leur disparition. Sept semaines isolés en pleine jungle, pendant lesquelles ils ont dû survivre avec les moyens du bord. Sept semaines pendant lesquelles leurs proches ont toujours refusé de perdre espoir, alors même que les recherches avaient été abandonnées. Encore épuisés, ils ont raconté leur odyssée vendredi.

Plus d'infos

Partis à la mi-février, depuis la rive du saut (rapide) Grand Kanori, au bord du fleuve Approuague, au coeur de la Guyane, ces deux hommes aguerris à la randonnée dans la jungle espéraient mettre une dizaine de jours pour faire la centaine de kilomètres les séparant de Saül. Partis sans GPS ni téléphone satellitaire, ils pensaient se guider uniquement à l'aide de cartes et de boussoles. Mais ils s'étaient perdus dans la jungle. Décidant de camper sur place en attendant les secours, ils avaient installé un abri de fortune à l'aide d'une bâche.

"Guilhem a mangé une mygale mal cuite"

Faute de provisions suffisantes, il a fallu s'accomoder de ce que la jungle pouvait fournir. Au menu : mygales, insectes, serpents, tortues, graines ; comme boisson, l'eau des rivières. Un régime alimentaire qui n'a pas été sans conséquence sur leur santé. "Guilhem a mangé une mygale mal cuite, il s'est retrouvé avec une paralysie de la langue qui gênait beaucoup son élocution", a raconté sur LCI le frère de l'un des deux randonneurs.

Pendant ce temps, un dispositif de recherche était mis en place. Du 4 au 25 mars, une quarantaine de gendarmes fouillaient la forêt guyanaise pour essayer de retrouver les deux hommes. A plusieurs reprises, les deux disparus, entendant des hélicoptères, essayaient d'attirer leur attention, notamment en abattant des arbres pour faire du feu. Sans parvenir à se faire repérer des secours... Aussi, faute du moindre résultat, les expéditions en forêt étaient arrêtées le 26 mars. Seul un dispositif de huit gendarmes était maintenu à Saül pour effectuer des recherches dans les sentiers environnants. 

"Au bout de trois semaines, on a repris la marche"

La suite de l'odyssée a été racontée par Loïc Pillois sur l'antenne de RFO : "Au bout de trois semaines, on a repris la marche, à raison de trois heures par jour. Il a tellement plu qu'on a eu beaucoup de mal, avec les marais, les montées et les descentes. Et puis finalement, on a fini par s'arrêter car Guilhem commençait à avoir mal. Et comme on entendait l'avion qui venait à Saül, je me suis dit : on est à un jour ou deux de marche, donc je vais rallier Saül seul et puis je vais appeler l'hélicoptère".

C'est ainsi que Pillois est apparu jeudi à Saül, amaigri, épuisé mais bien vivant, pour guider les sauveteurs jusqu'à son compagnon de randonnée. Quatre heures plus tard, Nayral était retrouvé par les gendarmes et hélitreuillé, avant d'être hospitalisé à Cayenne. Il a perdu près de 20 kilos... Angélique Pillois, l'épouse de Loïc, dit pourtant n'avoir jamais réellement craint pour son époux et son ami : "Il y a cinq ans, ils avaient déjà randonné autour de Saül, avec un ami spécialiste des insectes, et celui-ci leur avait dit que si on était perdu en forêt, on pouvait toujours manger certaines larves".

D'après agence

le 06 avril 2007 à 07:01
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34 Commentaires

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  • Jeanne, le 06/04/2007 à 13h57

    à quand le futur livre!!!!

  • Santamaria, le 06/04/2007 à 13h51

    Un grand coup de chapeau à leur courage... je suis contente pour eux et leurs familles... bravo!

  • Sophie celly, le 06/04/2007 à 13h27

    Insupportable de voir les gens porter les randonneurs en héros ! Ils étaient conscients qu'ils prenaient des risques et en ont fait prendre aux autres, et sans se soucier de leurs familles qui en partie, les avaient dissuadés de partir. Ce ne sont pas des gagnants, ils ont étaient résistants et ont survecus, aimons les mais ne les encensons pas !

  • BD, le 06/04/2007 à 13h26

    Bien joué les gars !

  • Michael, le 06/04/2007 à 12h57

    Ces deux randonneurs ont fait preuve d'un sang froid et d'une résistance à toute épreuve , c'est exceptionnel , bravo messieurs , les légionnaires du 3eme REI basé en Guyane n'auraient pas fait mieux , toutes mes félicitations pour votre survie

  • Camille, le 06/04/2007 à 12h47

    Je rigole quand je vois les avis de tous ces gens qui croient à cette histoire...

  • Bernard, le 06/04/2007 à 12h39

    Très très sceptique... Un coup médiatique ????

  • Jacqueline, le 06/04/2007 à 12h31

    Après une telle aventure, on ne doit plus avoir peur de rien ! Ouf.

  • BERNARD, le 06/04/2007 à 12h27

    C'est une honte! Non seulement ces 2 individus se sont eus-mêmes mis dans cette situation inconfortable mais en plus ils coutent de l'argent aux contribuables (toutes les opérations de secours) et pour finir ils vont profiter de cette mésaventure en vendant leur histoire à je ne sait quel journal.

  • Une Guyanaise, le 06/04/2007 à 12h17

    Je suis ravie qu'ils soient sains et saufs.Comme quoi la Guyane n'est pas si hostile que ça ! Dire que tous les animaux qui font généralement fuir les touristes les ont sauvés !

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