Des sans papiers font la queue au commissariat du XIVe en vue d'être régularisés. Juillet 2006. © TF1/LCITrois organisations syndicales dont la CGT ont procédé vendredi à l'évacuation d'un collectif de sans-papiers, qui occupaient depuis une cinquantaine de jours la Bourse du Travail à Paris, dans le 10e arrondissement. La CGT, la CFDT et FO ont fait évacuer par des militants plusieurs dizaines de sans-papiers du collectif, "parce qu'ils avaient transformé plusieurs salles de la Bourse en squat", a expliqué Didier Niel, secrétaire général de l'Union départementale de la CGT de Paris.
Il a démenti des allégations selon lesquelles les syndicalistes avaient fait usage de la violence pour déloger les clandestins, qui réclament leur régularisation et dénoncent des "expulsions massives et l'exploitation" des travailleurs sans-papiers. Habituellement, les sans-papiers sont délogés par les forces de l'ordre. "Ce n'est pas dans nos habitudes d'appeler la police. Il fallait mettre fin à ce squat. On l'a fait sans violence", a précisé Didier Niel.
"Sans-papiers raflés"
"Cela fait plusieurs semaines que l'on essaie de discuter avec les occupants qui sont au moins une centaine le soir, avec des matelas à même le sol. Ils n'ont rien voulu savoir. Leur présence et la transformation des salles en squat étaient devenues gênantes pour les salariés de la Bourse", a-t-il dit. Dans un communiqué, le collectif concerné parle d'une "expulsion musclée" et souligne qu'il "ne se trompera jamais d'ennemis, contrairement à ce qu'ont fait les syndicats aujourd'hui".
Plusieurs centaines de manifestants, selon le collectif, se sont rassemblés à partir de 16h devant les locaux de l'édifice afin de protester contre cette évacuation et contre les conditions de vie des clandestins. "Sans-papiers raflés, sans-papiers expulsés, sans-papiers assassinés!", scandaient les manifestants.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



