Sophie, 23 ans, avait disparu depuis sa sortie du travail le 7 avril 2007 dans la banlieue de Nantes © TF1-LCIL'autopsie de Sophie Gravaud à Nantes a confirmé samedi que la jeune femme avait été étranglée, mais il faudra attendre le résultat d'analyses complémentaires pour déterminer précisément les conditions dans lesquelles elle a été tuée, a indiqué samedi une source proche du dossier. Le résultat de ces analyses, et notamment des différents prélèvements d'ADN effectués sur le corps et les vêtements de la jeune femme, ne devraient être connus qu'en début de semaine. Le corps de Sophie Gravaud a été découvert vendredi au bord d'une route, à la périphérie de Nantes, six jours après sa disparition d'un centre commercial voisin où elle travaillait.
Le procureur de la République de Nantes, Stéphan Autain, avait indiqué vendredi que les premières constatations sur le corps montraient "des compressions manuelles à hauteur des cervicales" ainsi que de "multiples ecchymoses, notamment à l'intérieur des jambes, qui laissent penser qu'il y a eu résistance à une agression sexuelle". "On ignore comment la victime a été tuée et comment les choses se sont passées", avait-t-il souligné.
"Un sourire s'éteint"
Deux suspects, un homme de 46 ans d'origine bosniaque et son épouse de 41 ans, ont été mis en examen et écroués vendredi dans cette affaire. Le suspect était déjà poursuivi pour agression sexuelle sur mineur mais laissé en liberté surveillée en attendant la fin de l'instruction.
Plusieurs milliers de personnes ont exprimé samedi à Nantes leur douleur et leur colère après le meurtre de Sophie Gravaud. La manifestation, à l'appel des proches et des amis de la jeune femme, a rassemblé quelque 4000 personnes, selon la police. Emmenés par la mère de Sophie Gravaud, Martine Breger, en larmes, et son beau-père, les manifestants étaient nombreux à brandir des photos de la jeune femme ou à porter des T-shirt à son portrait, avec les inscriptions "un sourire s'éteint" ou "nous te t'oublierons pas". "L'homme qui a tué ma fille nous a tués aussi", a déclaré la mère de Sophie, qui s'est effondrée en début de manifestation en hurlant "ma fille, ma fille".
D'après agence
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