Eric Damfreville lors de son arrivée en France. Dans une courte allocution, il déclare avoir été "bien traité". © TF1/LCI![]() |
| La première déclaration d'Eric Damfreville de retour en France |
Physiquement très affaibli et soutenu par un médecin pour descendre de l'avion. C'est ainsi qu'est apparu l'ex-otage Eric Damfreville à son retour en France, samedi, après 38 jours de captivité en Afghanistan. L'avion le ramenant s'est posé samedi peu avant 8 heures 30 sur l'aéroport militaire de Villacoublay. Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy était sur place pour l'accueillir. Antoine Vuillaume, président de l'association Terre d'Enfance à laquelle appartient Eric Damfreville, était également présent à l'aéroport.
Dès le Falcon 900 immobilisé sur la piste, MM. Douste-Blazy et Vuillaume sont montés dans l'avion à la rencontre d'Eric Damfreville. Quelques minutes plus tard, aidé par le médecin, Eric Damfreville est descendu sur le tarmac d'un pas mal assuré, un oeil couvert d'un bandeau blanc, recouvert d'une couverture de survie et portant une perfusion.
Dans une brève déclaration, il a néanmoins assuré avoir été "bien traité", son état physique étant lié selon lui à la "rusticité" des conditions de vie dans la région afghane où il était détenu. "Ma joie est grande d'être là, et elle sera encore plus grande quand les trois Afghans seront également libérés", a-t-il dit, en souhaitant que ses trois accompagnateurs afghans aient également la vie sauve. Eric Damfreville est parti aussitôt après en ambulance pour être hospitalisé au Val-de-Grâce à Paris puis "débriefé" par les services de renseignement.
La France mobilisée
Le ministre des Affaires étrangères lui a souhaité la bienvenue, au nom du président sortant Jacques Chirac et de son successeur Nicolas Sarkozy, qui dans un communiqué publié peu après, s'est "réjoui" de cette libération et a assuré qu'il mettrait "tout en oeuvre" pour la "libération rapide" des otages restants. Philippe Douste-Blazy a assuré que la France restait "mobilisée" pour obtenir la libération des trois Afghans et qu'elle oeuvrerait "dans la discrétion" comme elle l'a fait jusqu'à présent.
En fin d'après-midi, le Quai d'Orsay a dit qu'il n'avait "aucun commentaire" à faire au sujet de l'éventuel versement d'une somme d'argent aux ravisseurs, en réponse à un article du Monde évoquant le versement "hautement probable" d'une "très forte somme d'argent" pour leur libération.
Selon une source diplomatique, l'ex-otage a été conduit vendredi soir de Kaboul à Douchanbe, la capitale du Tadjikistan, où l'attendait le Falcon 900. L'avion a en outre fait une escale technique sur une base militaire de Metz avant de rejoindre l'aéroport de Villacoublay, a-t-on ajouté. Eric Damfreville avait été enlevé le 3 avril dans la province reculée de Nimroz, frontalière de l'Iran, avec trois accompagnateurs afghans et une collègue française, Céline Cordelier. Cette dernière a été relâchée le 28 avril mais les trois Afghans n'ont pas été libérés. Un porte-parole des talibans a affirmé que le conseil de direction du mouvement avait décidé de libérer l'otage parce que le nouveau président élu Nicolas Sarkozy avait laissé entendre que la France pourrait retirer ses troupes (un millier d'hommes) d'Afghanistan.
(D'après agence)
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