La Lanterne, résidence d'Etat des Premiers ministres à Versailles, où séjourne régulièrement le couple Sarkozy © TF1/LCIL'information a été révélée par Le Parisien : mercredi matin, deux travailleurs en possession de fausses cartes de séjour ont été arrêtés sur le chantier de rénovation de la Lanterne. Il s'agit d'un pavillon de chasse, construit à la fin du XVIIIe siècle tout près des jardins du château de Versailles... et c'est par ailleurs une résidence officielle des Premiers ministres depuis 1959, dans laquelle le président Sarkozy séjourne régulièrement. Les travaux de rénovation, croit savoir Le Parisien, auraient d'ailleurs été demandés par le couple Sarkozy qui souhaiterait "qu'on remette la piscine en état". Le secrétaire général du gouvernement, Serge Lasvignes, a cependant refuté cette information, en précisant que les travaux font partie d'une restauration engagée en 2002 et ne correspondent "absolument pas" à une demande de l'Elysée.
Ces travaux ont "été demandés par moi, c'est moi qui applique mon programme", précise Serge Lasvignes. Pour l'actuelle tranche de travaux, "la première réunion de chantier a eu lieu mi-avril et les ouvriers ont commencé à travailler la semaine dernière. L'essentiel (des travaux) a été fait en 2003-2004, on a refait la toiture. Il y avait pas mal de dégâts qui étaient liés à la tempête de 1999", a ajouté le secrétaire général du gouvernement, dont la fonction n'est pas politique et consiste à coordonner l'action des services centraux de l'Etat. Les travaux en cours sont "une queue de programme, en quelque sorte, qui aurait dû être réalisée en 2006". Ils visent à "restaurer le mur d'enceinte de la cour d'honneur".
"Juridiquement, ils ont l'obligation de quitter le territoire"
Une enquête préliminaire a été ouverte concernant la présence des deux clandestins, a indiqué le procureur de Versailles. Selon lui, ils "possèdent apparemment depuis 2004" les fausses cartes de résident qu'ils avaient présentées aux policiers. L'enquête a été confiée à la PAF (police aux frontières) pour essayer de trouver l'origine de ces faux documents.
Les deux travailleurs, originaires du Mali, ont été libérés jeudi matin après avoir été placés en garde à vue au commissariat de Versailles. "Si leur responsabilité est avérée, ils pourraient être poursuivis pour faux et usage de faux papiers administratifs", a précisé le procureur. Le préfecture a elle souligné que les "deux ouvriers ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière", et que "juridiquement, ils ont l'obligation de quitter le territoire".
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'entreprise qui les a employés "l'a fait en toute bonne foi : elle ne sera donc pas poursuivie", a ensuite ajouté le procureur de la République. L'Elysée a indiqué pour sa part que cette affaire relevait du secrétariat général du gouvernement, dont dépend la Lanterne.
D'après agence
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