L'autobus luxembourgeois qui a percuté un camion sur l'autoroute A4 Metz-Paris à Thillois, près de Reims, le 14 juin 2007 © LCI"Faute d'inattention" ou "problème technique". Le procureur général de la cour d'appel de Reims, Eric Enquebecq avançait jeudi soir deux hypothèses concernant l'accident du car luxembourgeois transportant des enfants âgés de 10 à 12 ans, qui a percuté jeudi matin un camion de la Sanef sur l'autoroute A4 Metz-Paris à Thillois, près de Reims, faisant deux morts, un adulte et un enfant. 15 autres personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, qui étaient toujours hospitalisés au CHU de Reims en milieu d'après-midi.
Selon les premiers éléments de l'enquête, le car, qui transportait 34 adolescents se rendant à Paris en voyage scolaire et cinq adultes, a percuté un véhicule de fléchage qui protégeait un chantier provisoire sur la commune de Thillois. "Le bus a continué sa route tout droit, semble-t-il à la vitesse normale, sans freinage, ce qui explique le choc violent", a indiqué le procureur général de la cour d'appel de Reims. Aucune hypothèse ne peut cependant être privilégiée, a précisé le procureur, qui a précisé que tous les enfants portaient leur ceinture de sécurité. "C'est certainement ce qui explique qu'il n'y ait que quatre blessés graves", a-t-il déclaré.
"Le bus a heurté le premier véhicule"
"Pour protéger ces chantiers, nous mettons un premier camion, qui demande aux véhicules de se rabattre avec une grande fléche lumineuse, à cheval sur la bande d'arrêt d'urgence et la voie lente, puis un deuxième sur la voie lente. Le bus a heurté le premier véhicule", a précisé une porte-parole de la Sanef. Le chauffeur du car, blessé dans l'accident, devait être entendu pour déterminer les circonstances de la collision, a indiqué la gendarmerie.
La circulation a été coupée dans le sens Metz-Paris après la collision et le plan rouge a été déclenché. Plus de 110 pompiers ont été envoyés sur place, pour notamment mettre en place deux hôpitaux de campagne, selon le Codis de la Marne. La Sanef a mis en place une cellule d'aide psychologique à son centre d'entretien situé dans la banlieue de Reims. Les familles des enfants vont se rendre sur place dans la journée, a indiqué le gouvernement luxembourgeois.
D'après agence
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