Haute-Garonne: un élu toujours retenu par des parents d'élèves

Par D.H. (avec agence), le 20 juin 2007 à 13h05 , mis à jour le 20 juin 2007 à 15h06

Protestant contre la fermeture de classes en préfabriqué, des parents d'élèves retiennent depuis mardi soir un conseiller général UMP de Haute-Garonne.

[Expiré] [Expiré] Villemur-sur-Tarn Jean-Marc Dumoulin © AFP/L.Bonaventure

Des parents d'élèves d'un collège de Haute-Garonne, retenant depuis mardi soir un conseiller général UMP dans sa permanence pour dénoncer la fermeture de classes en préfabriqué, ont réaffirmé mercredi matin leur détermination à poursuivre leur action. "On attend toujours que ça réagisse au niveau du Conseil général. Tant qu'on n'a pas de réponse pour une réunion avec une personne compétente du conseil, on reste", a déclaré Christine Masson, secrétaire du conseil des parents d'élèves du collège Albert Camus de Villemur-sur-Tarn.

Les parents d'élèves protestent contre la fermeture récente, par décision de la préfecture, de deux classes construites en préfabriqué en zone inondable. Le conseil général a décidé de les transférer à trois km du collège, ce qui va poser, selon eux, problème à une partie des élèves. "Ca ce passe bien, c'est une action pacifique, le mot séquestration est un peu fort", a précisé Mme Masson, qui a passé une partie de la nuit, avec quelques parents d'élèves, dans la permanence du conseiller général, Jean-Marc Dumoulin (UMP).

"Mise en scène"

Aucun incident n'a marqué cette action se déroulant dans une ambiance bon enfant, sans intervention de forces de l'ordre, seuls deux gendarmes étant venus dans la nuit s'informer de l'évolution de la situation. "J'ai essayé de dormir, mais c'est pas évident", a déclaré M. Dumoulin, confirmant l'aspect "pacifique et symbolique" de cette action. "Ca me fait drôle, mais je l'accepte. Je ne peux pas ne pas être quelque part solidaire de la revendication des parents d'élèves", a précisé le conseiller général, se considérant "comme un levier de médiation".

"C'est une faute politique de ne pas avoir anticipé ce problème", a-t-il ajouté, soulignant les problèmes de sureffectifs et de fonctionnement de l'établissement, qui compte plus de 500 élèves. "J'espère que la pression va faire que le conseil général (à majorité socialiste, ndrl) réagisse et que le préfet prendra la décision d'animer en personne une réunion avec les parents d'élèves", a-t-il poursuivi.

La Préfecture de Haute-Garonne a dénoncé mercredi une "mise en scène". Ce conseiller général UMP, Jean-Marc Dumoulin, "n'est pas retenu", comme il l'affirme, a déclaré à l'AFP Francis Soutric, directeur de cabinet du préfet de Haute-Garonne. "C'est un problème qui doit se régler dans le droit, lors de réunions et non pas dans la caricature avec ce type de manifestation qui n'a aucun sens", a-t-il affirmé.

Par D.H. (avec agence) le 20 juin 2007 à 13:05
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5 Commentaires

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  • Christine, le 20/06/2007 à 20h17

    Qu'il y ait des revendications, d'accord, mais une prise d'otage? Même si l'otage est consentent, je trouve que c'est une méthode dictatoriale. En plus, il s'agit de classes en préfabriqué et en zone inondable, donc de classes qui, j'imagine, doivent être potentiellement dangereuses. Pourquoi ces parents ne laissent - ils pas faire les experts? Moi, à leur place, je serais contente que les classes déménagent dans un endroit plus sûr. En tout cas, quel exemple pour leurs enfants! Il est temps que Sarko remette bon ordre dans tout ça.

  • Vastre, le 20/06/2007 à 17h56

    Pourriez-vous nous dire s'il s'agit d'une prise d'otage ou d'un bizuthage. L'un et l'autre sont, semble-t-il, interdits, au sens où l'entendent les victimes. On comprend bien que les preneurs d'otages sont convaincus de leur légitimité et que la justice flotte comme d'habitude car c'est sans doute la seule à ne pas connaître le droit.

  • Vastre, le 20/06/2007 à 16h51

    Quel est le chef d'accusation habituellement retenu pour des preneurs d'otages ? Dans un tel cas, la justice doit-elle faire preuve de laxisme, de bienveillance ou d'inconséquence ?

  • Bruno, le 20/06/2007 à 15h04

    C'est un prise d'otage ! Il faut envoyer le raid ! Ne pas ceder ! De quel droit se permettent ils de manifester de reclamer ? Nous sommes dans l'ére Sarkozy !

  • Dom, le 20/06/2007 à 14h28

    Député UMP : un métier dangereux et pas pèpère du tout...

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