Le palais de Justice de Metz © TF1-LCILa mère de famille qui a poignardé mardi un magistrat de Metz dans son bureau, était toujours en garde à vue mercredi dans le cadre d'une enquête de flagrance menée par la Sûreté de la Moselle, a-t-on appris de source judiciaire. "La garde à vue a été prolongée de 24 heures", a indiqué cette source alors que le procureur de Metz, Joël Guitton, a fait savoir qu'il n'était "pas habilité à communiquer sur le dossier aujourd'hui. Il est très vraisemblable que l'instruction de l'affaire soit dépaysée à Nancy car tous les juges d'instruction de Metz connaissent parfaitement le magistrat qui a été agressé", a précisé cette source sous le couvert de l'anonymat, ajoutant " qu'une instruction à Metz pourrait être critiquée comme étant partiale".
Fatiah B., décrite comme une femme ayant de "graves problèmes psychologiques", a porté plusieurs coups de couteau au juge pour enfants Jacques Noris, 62 ans, qui venait de prolonger le placement de son fils de trois ans. D'après une source anyonyme proche de l'enquête, la mère aurait "reconnu qu'elle voulait le tuer". "Toute sa haine s'était cristallisée sur le juge qui lui prenait son enfant", a-t-on ajouté de même source, sans préciser si cette intention était préméditée. Le procureur de Metz, Joël Guitton, s'est refusé à tout commentaire à ce propos, indiquant seulement qu'il n'était "pas habilité à communiquer sur le dossier aujourd'hui".
Le magistrat hors de danger
Le magistrat, qui est également vice-président du tribunal de grande instance de Metz, était considéré mercredi comme "hors de danger" à l'hôpital Bon Secours de Metz où il a été opéré d'urgence à l'abdomen mardi. Le président de la République a téléphoné dans la matinée au juge pour "s'assurer de son état de santé" et lui "renouveler tout son soutien", a-t-on appris auprès de l'Elysée qui a précisé que Nicolas Sarkozy "recevrait le magistrat dès son rétablissement".
Selon Me Charlotte Cordobar, qui assistait mardi Fatiah B. dans le cabinet du juge et qui s'est depuis désistée du dossier, en arguant qu'elle avait été "témoin d'une scène qui l'a affectée", il s'agit d'une "femme fragile issue d'un milieu défavorisé". Celle-ci s'était vu retirer en octobre 2006 la garde de James mais également de deux autres enfants qu'elle avait eus avec des hommes différents, selon le quotidien Le Républicain Lorrain de mercredi. Elle voyait son dernier enfant une fois par semaine à La Marelle, association messine servant de médiateur pour des parents privés de la garde de leurs enfants. "Chez nous, elle (Fatiah B.) a déjà pété les plombs à plusieurs reprises", a déclaré la directrice de l'association, Véronique Morvan.
(D'après agence)
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