"Que la police fasse son travail"

Par Propos recueillis par Delphine SOULAS, le 22 juin 2007 à 17h11 , mis à jour le 25 juin 2007 à 12h02

Après les violences urbaines à Cergy dimanche, Joël Motyl, adjoint chargé de la jeunesse, livre sa version des faits à LCI.fr.

A Cergy, plus de 70 jeunes se sont affrontés dimanche en marge d'un festival - 22/06/07A Cergy, plus de 70 jeunes se sont affrontés dimanche en marge d'un festival © YouTube/Daniellemma

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Les images des violences urbaines

LCI.fr : Entre 60 et 80 jeunes se sont violemment affrontés dimanche soir à Cergy en marge du Festival international des cultures urbaines. Comment en est-on arrivé là ?

Joël Motyl : Cela fait des mois que des bandes rivales s'affrontent sur la commune de Cergy-Pontoise. Cela fait aussi des mois que la police ne parvient pas à régler le problème. Pour le festival, nous avons tenu une réunion le 29 mai avec les services de sécurité et de protection. Nous avons obtenu l'autorisation d'organiser la manifestation. Ce festival rassemble entre 30 et 40 000 personnes. Les services de police le savent. Or à 21h30 dimanche soir, j'ai constaté qu'il n'y avait aucun policier sur la commune. Quand les bandes sont arrivées, j'ai appelé moi-même le cabinet du préfet pour faire venir des forces de police de l'autre bout du département. Elles ont mis 40 minutes à venir. Je trouve scandaleux que la manifestation ait été délaissée. Nous avons le sentiment d'avoir été abandonnés par la police et la préfecture.

LCI.fr : En fait, vous reprochez à la préfecture un manque d'anticipation...

Joël Motyl : Nous avions l'autorisation du préfet pour organiser le festival. A lui de mettre les moyens nécessaires pour protéger la population d'une bande de voyous qui s'affrontent depuis des mois. Samedi soir, nous n'avons pas eu de problème car les forces de police étaient présentes et ont donc dissuadé les bandes de venir. Mais le lendemain, elles ont déserté la manifestation, les voyous ont donc pu venir. Si elle n'était pas capable d'assurer la sécurité, la préfecture aurait mieux fait de nous dire d'annuler le festival.

LCI.fr : Qu'attendez-vous maintenant ?

Joël Motyl : On attend que la police fasse son travail et intervienne contre ces bandes rivales. Mais c'est une honte de parler de guérilla urbaine. Nous avons affaire à des casseurs et non à des émeutes qui débordent. Une fois de plus, notre ville est stigmatisée.

Par Propos recueillis par Delphine SOULAS le 22 juin 2007 à 17:11
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