Les affrontements du 17 juin à Cergy postés sur DailyMotion © DailyMotion
Les images des violences urbaines
Tout commence dimanche, vers 21h30. Le Festival international des cultures urbaines bat son plein à Cergy quand soudain, à quelques centaines de mètres, quelques affrontements viennent troubler la fête. Les organisateurs décident alors d'interrompre les festivités. "Ils ont arrêté à la fois parce qu'ils ont eu peur de mouvements de foule qui auraient pu être liés selon eux à des affrontements entre bandes et parce qu'ils s'est mis à pleuvoir", explique une source policière.
Selon une édition locale du Parisien, deux bandes composées de 150 à 200 jeunes sont venues régler leur compte. Puis tout va très vite. Certains témoins parlent de machette, de haches et même de détonations. C'était la "quasi-guérilla urbaine", explique une source policière citée par Le Monde.
Abandonnés par la police
Plus tard, les violences s'étendent vers la gare RER de Cergy où une cinquantaine de casseurs s'en est pris au mobilier de la gare et aux vitrines d'un bar et d'une pharmacie. D'après le Parisien, "la pharmacie a été littéralement éventrée, ses armoires renversées, les vitres de la brasserie l'Escale n'ont pas résisté aux coups et aux projectiles de toutes sortes, ni le hall de la gare. Pas une cabine téléphonique, ni un arrêt de bus n'ont été épargnés." (voir les photos)
Interrogé par le Monde, Joël Motyl, adjoint au maire, reproche à la police nationale de ne pas avoir prévu des moyens suffisants. "On a le sentiment d'avoir été abandonnés par la police. On a eu entre 40000 et 45000 participants pendant trois jours (ndlr : le Festival international des cultures urbaines), soit l'équivalent d'un match au Parc des Princes. Et pour tout ça, quelques dizaines de policiers nationaux présents le soir pendant le concert, à comparer aux centaines d'hommes mobilisés pour un match de foot".
Pas de blessé
Au total, huit jeunes ont été interpellés au cours de ces violences, six ont été laissés libres à l'issue de leur garde à vue faute de preuves et deux jeunes majeurs ont été jugés en comparution immédiate mardi et mercredi. L'un a été condamné à dix mois de prison ferme pour avoir cassé un distributeur de boissons dans la gare. L'autre a été condamné à trois ans de prison dont deux ferme pour avoir incendié une voiture de police municipale qui se trouvait aux abords de la gare RER.
Aucun jeune ni aucun policier n'ont été blessés durant le concert et au cours des violences qui s'en sont suivies, selon le directeur du préfet du Val-d'Oise, Gérard Gavory.
Avec Agence
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