© TF1-LCIL'homme placé en garde à vue mardi dans le cadre de l'enquête sur les viols de deux policières à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, en mars et avril 2007 a été remis en liberté mercredi. "Cet homme ne correspondait pas à la description de l'agresseur présumé", fournie par l'une des deux victimes, a expliqué une source judiciaire. Il niait totalement les faits et les victimes, à qui une photo de l'interpellé a été présentée mercredi, ne l'ont pas reconnu comme leur violeur. Aucune confrontation directe n'a eu lieu.
Dans cette enquête, la police a déjà procédé à plusieurs interpellations, sans résultat. Le 29 avril 2007, une femme policière en poste à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du "9-3", située à Bobigny, avait été violée non loin de son travail, dans un parc, en quittant son service. C'était le second viol d'une femme policière de la DDSP de ce département en six semaines. Le 18 mars 2007, une autre gardienne de la paix de 31 ans, venant elle aussi de quitter son service, avait en effet été violée non loin de la DDSP dans les mêmes conditions.
Ces affaires avaient suscité une vive émotion parmi les policiers et dans la classe politique. Lors de leur débat télévisé entre les deux tours, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy avaient eu une passe d'armes sur le sujet après que la candidate socialiste eut interpellé le futur président de la République (voir la vidéo).
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