Accident d'autocar : les familles sur place

le 23 juillet 2007 à 10h08 , mis à jour le 23 juillet 2007 à 21h59

Alors qu'un deuil national de 3 jours a été proclamé en Pologne, les familles étaient lundi dans l'Isère pour se recueillir et identifier les victimes.

TF1-LCI : Les proches des victimes polonaises du car en Isère venues sur les lieux de drame, le 23 juillet 2007Les proches des victimes polonaises du car en Isère venues sur les lieux de drame, le 23 juillet 2007 © TF1-LCI

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Journée éprouvante pour les proches 

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"C'est un miracle"
 

Pour les familles des victimes, la journée a été très éprouvante. A peine 24 heures après le terrible accident qui a coûté la vie à 26 pèlerins polonais près de Grenoble, les familles des victimes sont arrivées à Grenoble dans un avion spécialement affrété par le gouvernement polonais pour identifier les dépouilles et pouvoir se recueillir. Elles ont aussitôt été reçues à la préfecture de l'Isère. Là, chaque famille a été reçue individuellement par les autorités et les membres des secours aidés d'un psychologue polonais et d'un traducteur afin de connaître enfin le sort de leurs proches.

Passé ce moment difficile, en fonction de leurs souhaits et du sort de leurs proches, les familles se sont rendues au CHU de Grenoble où sont hospitalisés la plupart des blessés, à la chapelle ardente érigée aux pompes funèbres de Grenoble à proximité de cet hôpital ou sur les lieux de l'accident, à Vizille dans l'Isère. Les familles qui sont allées sur les lieux du drame ont récité une prière en polonais et déposé des bougies. Selon une traductrice, les proches des pèlerins ont "voulu voir le miracle" qui a épargné leur famille.

La Pologne endeuillée

Les familles endeuillées se sont quant à elles rendues directement à la messe qui a été célébrée en français et en polonais lundi soir à la cathédrale Notre-Dame à Grenoble, en mémoire des victimes. La plupart des proches sont repartis vers la Pologne lundi soir tard, tandis que 24 d'entre eux ont choisi de rester au moins une soirée supplémentaire, hébergés par la préfecture de l'Isère dans un établissement adapté à La Tronche à proximité du CHU de Grenoble où sont hospitalisés la plupart des blessés. Les députés français ont pour leur part observé lundi une minute de silence à la mémoire des victimes.

En Pologne, où trois jours de deuil national ont été décrétés, les cloches ont sonné et les sirènes ont retenti en signe de deuil lundi à midi à Szczecin, à Stargard Szczecinski et dans d'autres villes de la région. Le président Kaczynski, accompagné de son épouse Maria et de son frère jumeau Jaroslaw Kaczynski, le Premier ministre, ont assisté à Varsovie à une messe à la mémoire des victimes. Au même moment, des offices religieux étaient célébrés dans de nombreuses églises à travers la Pologne, un pays catholique à plus de 90%. Un concert de Rod Stewart a même été repoussé.

Le bilan n'a pas évolué

Malgré les craintes, le bilan des victimes ne s'est pas alourdi dans la nuit, a indiqué la préfecture lundi matin. "Deux personnes sont dans un état très grave, mais on espère que le nombre de victimes n'évoluera plus", indique la préfecture, qui fait état de 26 morts, 14 blessés graves et 10 blessés légers. Les techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie effectuaient depuis lundi matin des prélèvements dentaires et ADN pour identifier les victimes. 9 corps ne peuvent pas être identifiés par leurs proches en raison du degré très important des brûlures.

Dans les prochaines heures, le début de l'enquête tentera d'éclaircir les circonstances exactes de l'accident. Connue pour son caractère très pentue, la descente de Laffrey pouvait-elle être empruntée par l'autocar polonais ? Selon la mairie et les habitants, une dérogation est nécessaire pour les poids lourds et les autocars. Les enquêteurs ne savent pas encore si le conducteur polonais disposait d'une telle dérogation, pas plus qu'ils ne savent si l'accident a réellement été causé par un problème de freins. Une passagère a toutefois affirmé avoir entendu le chauffeur dire "accrochez-vous aux sièges, les freins ont lâché" (voir la vidéo). La carcasse de l'autocar a en tout cas été hélitreuillée dimanche soir pour être expertisée.

A la suite de l'accident, le ministre polonais des transports a ordonné un contrôle détaillé de l'état technique des autocars dont disposent les transporteurs et les agences de voyages en Pologne. Le ministre a aussi annoncé que les règles d'octroi de permis de conduire seront rendues plus strictes.

le 23 juillet 2007 à 10:08
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7 Commentaires

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  • Joachim, le 23/07/2007 à 15h16

    Une fois de plus c'est un véhicule étranger qui est accidenté mais malheureusement ce sont principalement les transporteurs francais qui devront en supporter les conséquences par une recrudescence des controles et une dursification de la législation les autocaristes Français n'avaient vraiment pas besoin de ça!!

  • Poulphilippe, le 23/07/2007 à 14h37

    Je viens de lire la suite de cette accident terrible ses triste de savoir que cette autocar ne devais pas prendre cette route dangereuse alors que se car n'es pas équiper pour avoir rouler à cette endroit maintenant que ses fait les morts ne peuvent pas dire grand-chose maintenant ou alors venir hanter le chauffeur vivant pour lui dire pourquoi avoir prit cette route alors que se car n'ai pas équiper pour,toujours la même rengaine il faut des accidents mortel pour agir en conséquence bref ces que je vois quoiqu'on fasse il y aura toujours des accidents mortel bref un car de plus à marquer d'une crois,je sais pas moi montons dans un car le chauffeur à entre les mains notre vie soyons rassurer Brrrr y'a de quoi se poser la question poulphilippe

  • Ormancey, le 23/07/2007 à 14h37

    Il y a une question que l'on ne pose pas, le chauffeur du car parlait il le français,sinon comment aurait il put lire,et,comprendre les panneaux du code de la route

  • FLORENCE, le 23/07/2007 à 14h11

    Ma grand-mère faisait partie des 14 rescapés de l'accident du 2 avril 1975, à l'époque j'avais 7 ans, je m'en souviens comme si c'était hier et c'est inamissible qu'aujourd'hui, plus de 30 ans après nous entendons les mêmes mots qu'en 1975, "freins qui ont lachés, une bombe qui a explosé" Nous revivons les émotions de tristesse, accrochée aux infos à la TV. Nous pensons à toutes les familles de victimes.

  • Fab, le 23/07/2007 à 13h54

    Dramatique.... Que toutes ces personnes reponsent en paix....et toutes mes condoléances aux familles.

  • Fab, le 23/07/2007 à 12h38

    Dramatique... Que toutes ces personnes repose en paix...

  • Killian, le 23/07/2007 à 11h42

    Malheureux pour les victimes ainsi que leur famille . le danger est la depuis 40 ans et rien ne change et rien ne changera.tout les gouvernement successif n'ont rien fait pour securiser cette route.c'est toujours la meme salade et quand il ya un drame ;les politiques se disent boulverser s'ils etaient si boulverser que ça il ya longtemps que ce probleme serait resolu ..tous des hypocrites.

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