Jean-Louis Borloo s'est rendu sur les lieux de l'accident d'un car polonais le 22 juillet 2007 en Isère © TF1-LCI
Fillon laisse entendre qu'il y a eu infraction

Cars : la réglementation en vigueur

Les pires accident de cars en France depuis 25 ans
Ils sont arrivés sur les lieux moins de 5 heures après le drame. En attendant l'arrivée des présidents polonais et français, ainsi que celle de la ministre de l'Intérieur ; le Premier ministre, François Fillon, et le ministre de l'Ecologie, chargé de la sécurité routière, Jean-Louis Borloo, se sont rendus dimanche en début d'après-midi à Vizille, en Isère, là où s'est produit dans la matinée l'accident de l'autocar transportant des pèlerins polonais qui a fait au moins 26 morts et 14 blessés graves (lire notre article).
"Je veux dès demain (lundi) un véritable recensement de tous les points noirs en France où se sont produits des accidents graves depuis moins de deux ans," afin de "mettre en place un plan d'action", a déclaré Jean-Louis Borloo. Le car s'est en effet écrasé en contrebas de la Route Napoléon (RN85), une route particulièrement pentue et dangereuse. "Est-ce qu'il faut mettre des feux, des gendarmes ?" s'est insurgé le ministre. "Je vais voir avec les préfets".
"Faire respecter la législation"
Dans la descente de Laffrey où a eu lieu le drame, "j'ai vu 11 panneaux d'interdiction pour les bus et les camions, dont un panneau énorme sur lequel était écrit 'strictement interdit aux bus et aux camions'", a renchéri le ministre. "On va se pencher sur la législation, mais il est trop tôt pour dire si le car était en infraction ou pas", a de son côté souligné le procureur de la République de Grenoble, Serge Samuel.
De son côté, le maire de Laffrey, où s'est produit le drame, a réclamé dimanche sur LCI "plus de contrôles", plus de "présence policière", bref de commencer par "faire respecter la législation" déjà en place. Puis de reparler du "tracé de la route"
Fillon : "faire que ce type de cars n'empruntent pas un axe aussi difficile"
Car l'"endroit (est) dangereux, tellement dangereux qu'il est interdit aux cars qui n'ont pas le système requis (ndlr : dispositif de freinage triple) ce qui semble être le cas de celui-ci" a expliqué François Fillon, laissant ainsi entendre que le car était en infraction, même si le procureur a affirmé qu'il était "trop tôt" pour le dire. Le chef du gouvernement a dit vouloir "faire en sorte que ce type de transports n'empruntent pas un axe aussi difficile que celui-là". Dès dimanche matin, les riverains ont témoigné leur colère face à ce nouvel accident. Dans les années 70, alors que la route était déjà interdite dans la descente aux cars, deux accidents avaient tué des dizaines de personnes.
Le Premier ministre, qui a présenté les condoléances de la France aux victimes et à leur familles, a indiqué que Paris allait organiser rapidement la possibilité pour ces familles de venir en France pour qu'elles "puissent récupérer les corps", a affirmé le chef du gouvernement.
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