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Jean-François Lamour dénonce la culture du dopage dans le cyclisme

Le manager de Cofidis : "Moreni a agi seul et s'excuse"
L'Italien Cristian Moreni de l'équipe française Cofidis a subi un contrôle positif à la testostérone à l'issue de la 11e étape du Tour de France, entre Marseille-Montpellier, le 19 juillet, ont indiqué mercredi après-midi les organisateurs de l'épreuve. Interpellé par les gendarmes, le coureur n'a pas souhaité demander une contre-analyse. En début de soirée, des perquisitions étaient menées par la gendarmerie à l'hôtel de Cofidis à Pau.
L'équipe française a annoncé mercredi soir son retrait du Tour. "C'est une décision responsable," a déclaré Patrice Clerc, le président d'ASO, société organisatrice du Tour de France. "Responsable mais triste tant nous savons ce que cette équipe a entrepris depuis plusieurs années pour lutter contre le dopage et défendre des valeurs éthiques. Je connais bien les personnes qui dirigent cette équipe. Je sais combien cette décision leur coûte et je trouve dommage que cela tombe sur eux," a-t-il ajouté.
"Nous sommes sidérés, attérrés"
Agé de 34 ans, cet ancien champion d'Italie et maillot rose du Giro n'avait jamais été contrôlé positif dans sa carrière. Selon le code éthique de la formation nordiste, Moreni est d'ores et déjà suspendu et doit quitter le Tour de France. Selon "la lettre de l'UCI pour un cyclisme nouveau" signée par tous les coureurs avant le départ du Tour de France, l'Italien sera suspendu deux ans et devra payer une amende équivalente à un an de salaire.
D'après le quotidien sportif L'Equipe, des "traces de testostérone exogène", c'est-à-dire d'origine extérieure à l'organisme (1) ont été retrouvées dans un échantillon urinaire prélevé à l'issue de la 11e étape Marseille-Montpellier. La testostérone est notamment utilisée par les cyclistes et d'autres sportifs de haut niveau sous forme de patches ou de gel pour accélérer la récupération. Le premier cas positif de dopage sur ce tour, Patrik Sinkewitz (T-Mobile) avait été contrôlé à cette même substance lors d'un stage précédant le départ du Tour de France, en juin dernier.
10 millions d'euros investi en 2007 par Cofidis
"Nous sommes sidérés, attérrés. Tout ce que l'on a mis en place depuis des années pour un Tour propre ne sert à rien", estimait Valérie Alexandre, porte-parole de Cofidis, quelques minutes après l'annonce par les organisateurs du Tour. Le sponsor, qui a investi 10 millions d'euros en 2007, avait auparavant déclaré qu'il déciderait de rester ou non dans le Tour avant la fin de l'année. Mais, même s'il ne veut pas réagir à chaud, cette nouvelle affaire ne sera pas sans conséquence.
Cofidis fait partie des équipes françaises qui avaient symboliquement manifesté leur mécontentement contre les affaires de dopage au départ de la 16e étape à Orthez, mercredi matin. Mardi, l'équipe Astana avait été contrainte de se retirer du Tour après l'annonce du contrôle positif à la transfusion homologue de son leader Alexandre Vinokourov.
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(1) A l'inverse, on parle d'hormone endogène lorsque celle-ci est produite par l'organisme.
Cofidis retombe dans l'enfer du dopage |
La société de crédit par téléphone, parraineur de la formation depuis son arrivée dans le peloton en 1997, a essuyé une terrible tempête déclenchée par l'interpellation de l'un de ses soigneurs en janvier 2004 et poursuivie par la mise en cause de plusieurs coureurs (Gaumont, Millar et Lelli notamment) qui ont quitté depuis la formation. En janvier 2007, des peines de principe ont été prononcées par le tribunal correctionnel de Nanterre, lequel a pointé du doigt la structure sportive de l'époque. Après cette affaire, Cofidis a voulu procéder à un changement radical de cap. Elle a confié en juin 2005 la direction de son équipe à Eric Boyer. Changement de médecin, bouleversement de l'effectif avec départ de nombreux coureurs, suivi personnalisé, ont été mis en place afin de repartir sur des bases entièrement nouvelles. |
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