Le coureur cycliste espagnol Oban Mayo, lors du Tour de France 2007 © TF1-LCIL'hécatombe continue, même après l'arrivée du Tour. Le coureur espagnol Iban Mayo a été contrôlé positif à l'EPO (érythropoïétine lors du Tour de France) lors de la journée de repos du 24 juillet, a annoncé lundi son équipe Saunier Duval, qui a "reçu une notification de l'Union cycliste internationale". Il s'agit du premier contrôle positif à l'EPO sur le Tour cette année. L'équipe Saunier Duval a immédiatement suspendu son coureur et annoncé qu'elle procèderait à la "résiliation de son contrat si la contre-expertise confirmait ce résultat".
Mayo, qui aura 30 ans en août, a terminé 16e du Tour, à 27 minutes 09 sec de son compatriote Alberto Contador, vainqueur de l'épreuve, célébré lundi à Madrid, malgré les rumeurs qui ont terni sa victoire. Les enquêteurs avaient en effet révélé que son nom figurait dans le dossier Puerto. Deux coureurs avaient été contrôlés positif à la testostérone en plein Tour : Alexandre Vinokourov et l'Italien Cristian Moreni. Par ailleurs, le coureur allemand de l'équipe cycliste T-Mobile Patrik Sinkewitz, qui avait fait l'objet d'un contrôle antidopage positif en juin, a fait savoir mardi, qu'il renoncait à la contre-expertise.
Bachelot médiatrice
Dans le même temps, Roselyne Bachelot, ministre des Sports, a reçu les responsables du cyclisme. Elle a appelé à la "réhabilitation" du Tour de France. Pour ce faire, elle a souhaité renouer le dialogue entre les organisateurs du Tour de France, qui ont appelé samedi à la démission des dirigeants de l'UCI, et l'Union cycliste internationale. Car, a-t-elle estimé, "l'UCI est un acteur incontournable". "Les rapports méritent d'être clarifiés. (...) Je comprends que les organisateurs aient été véritablement furieux des difficultés qui sont apparues sur le Tour", a ajouté la ministre en dressant la liste des "lacunes" à imputer à la fédération internationale.
La ministre a aussi souhaité un alourdissement des sanctions en cas de pratiques dopantes. "Exemple : le dopage est interdit mais la détention de produits dans une chambre d'hôtel n'est pas passible de poursuites, tout comme le transport", a-t-elle dit. "Sans trafic, il n'y a pas de dopage. Il faut accentuer les synergies entre le monde sportif, la police et la justice."
Vinokourov licencié
Un peu plus tôt lundi, on apprenait qu'Alexandre Vinokourov était licencié de son équipe Astana (lire notre article). Elle venait de recevoir les résultats positifs du deuxième échantillon prélevé à l'issue de la 13e étape, le 21 juillet.
La contre-expertise demandée par Vinokourov lui-même a confirmé samedi que le coureur avait eu recours à une transfusion homologue, c'est à dire d'un donneur compatible, pendant le Tour. Le coureur kazakh avait été suspendu par son équipe mardi dernier et celle-ci avait été contrainte de se retirer de la course sous la pression des organisateurs.
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