Un homme est décédé de ses blessures après avoir reçu les tirs de ripostes de policiers le 27 juillet 2007 à la gare du Nord à Paris © TF1-LCI"En l'état des investigations", le parquet de Paris a indiqué samedi pencher pour l'hypothèse de la légitime défense dans l'enquête sur la mort de l'homme tué vendredi soir lors d'un contrôle de police à la gare du Nord (lire notre article). C'est le scénario raconté par les 4 policiers, qui ont été entendus aussitôt après le drame par la police des polices, l'IGS (Inspection générale des services), et par des témoins qui est retenu pour le moment par le parquet, en attendant d'être vonforté par l'autopsie du corps de la victime et une expertise technique des armes utilisées par les policiers.
L'enquête devra aussi déterminer quel type de cartouche l'homme a utilisé, l'hypothèse de cartouches à gaz étant évoquée. Vendredi soir, la préfecture de police avait déclaré qu'il s'agissait d'un pistolet d'alarme à grenaille. Une seconde enquête a été ouverte par la brigade criminelle pour tentative d'assassinat sur les policiers.
Il plonge sa main droite dans sa poche et braque
Le scénario qui se dégage des récits concordants des policiers et des témoins est le suivant : tout a commencé vers 19h20 vendredi. Des policiers du Service régional de la police des transports (SRPT) procèdent à des contrôles d'identité dans la galerie marchande située au sous-sol de la gare du Nord à Paris. Là, ils aperçoivent un homme assis sur des marches, à proximité des entrées B et D du RER et face aux voies 42 et 44.
Quelques minutes plus tard, ils constatent que l'homme est toujours là, l'air absent, prostré et décident de le contrôler dans un autre endroit de la gare parisienne. L'individu s'exécute, quand soudain, face à un magasin de sport, l'homme accélère son pas, plonge sa main droite dans sa poche et se retourne en braquant un des policiers avec un pistolet. Trois des fonctionnaires s'écartent et lui demandent de lâcher son arme.
Un second tir ?
Mais l'individu fait feu en direction de l'abdomen du quatrième fonctionnaire resté face à lui. Celui-ci a confié aux enquêteurs qu'il s'était vu mort. Selon le parquet, une flamme est sortie du pistolet de la victime et une détonation a été entendue mais aucun projectile n'est sorti. Une policière décide alors de faire usage de son arme et blesse vraisemblablement l'homme à la jambe. Mais ce dernier continue à manipuler son arme.
L'enquête doit encore indiquer si l'homme âgé de 40 ans a tiré une seconde fois. Trois ou quatre policiers tirent alors six balles en direction de l'individu, le blessant grièvement au thorax et au genou. Pris en charge par les pompiers, il a été transporté à l'hôpital Bichat dans le XVIIIe arrondissement de Paris où il a succombé à ses blessures.
La tension était palpable à la Gare du Nord samedi, théâtre en mars d'une nuit d'échaufourrées violentes provoquées par l'arrestation d'un voyageur sans billet. En outre, c'est la deuxième fois en moins d'un an qu'un policier du service régional des transports fait usage de son arme. En novembre dernier, Antoine Granomort avait utilisé son arme de service et tué un supporteur du Paris SG, Julien Quemener, 25 ans et en avait blessé un autre Mounir Douchaer, 26 ans. Le drame était survenu à la sortie du Parc des Princes à Paris à l'issue du match de football Hapoël de Tel-Aviv-PSG, alors que le policier portait secours à un spectateur juif pris à partie par des supporters ultras du club parisien.
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