Christian Prudhomme Intervenant après l'annonce du contrôle positif du Kazakh Alexandre Vinokourov mardi (lire notre article), le directeur du Tour de France Christian Prudhomme a prôné une "révolution complète" du système dans lequel vit le cyclisme. "Le système actuel est une faillite absolue. Il faut le faire péter. On ne veut pas une réfonte mais une révolution," a lancé le directeur du Tour, visiblement très ému.
Le directeur du Tour, qui a tenu une conférence de presse improvisée aux côtés de Patrice Clerc, président d'ASO, la société organisatrice, a affirmé qu'il continuera de mener la guerre aux tricheurs, sans relâche. "J'avais dit aux coureurs lors du briefing d'avant-Tour que nous avions une formidable occasion de reconquête. C'est raté," a-t-il déploré. "Mais il faut que les tricheurs comprennent qu'ils jouent à la roulette russe. Notre détermination est totale. Il faut que cela finisse par leur entrer dans la tête," a-t-il ajouté. "Un système qui ne défend pas la plus grande course du monde, qui ne défend pas une course qui est capable de rassembler deux millions de personnes au départ de Londres, ce système ne doit pas perdurer," s'est il ému.
"Nous nous rapprochons de la victoire"
Interrogé pour savoir s'il avait envisagé d'arrêter la course après l'annonce du contrôle positif de Vinokourov, Patrice Clerc a déclaré que l'idée ne lui avait pas traversé l'esprit. "Si nous baissons les bras, ce sport va sombrer pour longtemps," a lancé le président d'ASO. "Avec l'aide de tous, nous allons pouvoir gagner cette bataille. Nous allons pouvoir retrouver tout le potentiel de ce sport. Il faut faire une révolution éthique et cela passe par une guerre sans pitié," a-t-il déclaré. "Nous vivons une période noire mais je ne suis pas abattu".
Le président d'ASO s'est dit "plus que jamais déterminé à aller jusqu'au bout". Et d'ajouter : "Cela peut sembler paradoxal mais nous nous rapprochons de la victoire." Egalement interrogé sur le cas de Michael Rasmussen, averti par l'UCI pour absence lors de contrôles antidopage inopinés, Patrice Clerc a affirmé que le Danois n'aurait pas dû prendre le départ du Tour. "Dans une période de crise, le champion se doit d'être irréprochable. Mais il a fait preuve d'une grande légèreté avec les règles en vigueur. Si nous avions été informés de cela, nous aurions refusé sa participation. Car Rasmussen n'est pas un exemple pour le peloton", a-t-il conclu.
D'après agence
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