Le fils du président tchadien retrouvé mort à Courbevoie

le 02 juillet 2007 à 12h19 , mis à jour le 02 juillet 2007 à 20h54

L'autopsie du corps a révélé que Brahim Deby avait "probablement" été asphyxié par la "poudre blanche" de l'extincteur "dont il a été aspergé".

TF1 / LCI L'immeuble de Courbevoie où a été retrouvé mort le fils du président tchadien, le 2 juillet 2007L'immeuble de Courbevoie où a été retrouvé mort le fils du président tchadien, le 2 juillet 2007 © LCI

Brahim Deby, fils du  président tchadien Idriss Deby, a été retrouvé mort lundi matin dans le parking de  son immeuble à Courbevoie (Hauts-de-Seine). L'autopsie a  révélé lundi soir que le fil  d'Idriss Deby était décédé  "par asphyxie", "probablement par la poudre blanche dont il a été aspergé, la  poudre provenant vraisemblablement de l'extincteur trouvé à proximité" du corps, selon le parquet de Nanterre. La plaie découverte sur sa tête "paraît sans lien avec le décès", a ajouté le parquet de  Nanterre

Le corps de Brahim Deby, a été découvert par le gardien de  l'immeuble dans le parking souterrain, près des escaliers qui mènent aux étages.  Une source avait  précisé dans l'après-midi que le corps était "recouvert de poudre d'extincteur", qui a été retrouvé à proximité du corps. En début d'après-midi, la police s'affairait au premier niveau du parking souterrain autour d'une Mercedes noire immatriculée en Allemagne. La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été saisie de  l'enquête.

Apparemment pas de motivation politique

Brahim Deby, 27 ans, était connu des services de police, entre autres pour des affaires de stupéfiants. Il avait été condamné en juin 2006 à six mois de prison avec sursis  pour "port d'arme" et "détention" de drogue par le tribunal correctionnel de  Paris, après avoir été interpellé à la sortie d'une boite de nuit parisienne en possession d'une arme de poing. Lors d'une perquisition, les policiers français  avaient découvert à son domicile 250 grammes de cannabis et 2 grammes de cocaïne. Selon certains riverains rencontrés sur place, "il organisait souvent des fêtes" chez lui dont certaines étaient "assez  bruyantes".

Après cette arrestation, le président tchadien avait signé un décret mettant fin aux fonctions de Brahim, comme "conseiller technique à l'aménagement du  territoire, à l'urbanisme et à l'habitat à la présidence de la République". Selon une source diplomatique tchadienne à Paris, ce meurtre n'a pas de motivation politique. Le président Deby a été informé dans la matinée de la mort de son fils, par l'ambassadeur du Tchad en France, Moukhtar  Wawa Dahab.

La France, par la voix de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a adressé ses "condoléances aux familles et aux  proches" précisant que "s'agissant d'une affaire criminelle, cela relève des autorités judiciaires". Le Tchad est un proche allié de la France, qui y a déployé environ 1100  militaires dans le cadre de l'opération "Epervier", présente dans ce pays depuis  1986.

D'après agence

le 02 juillet 2007 à 12:19
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3 Commentaires

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  • Bidou, le 02/07/2007 à 15h46

    La dame que l'on voit sur la photo est-elle une "technicienne de surface" ou une voisine de Idriss ?

  • Michel, le 02/07/2007 à 15h26

    Cela ressemble plus à une affaire de droit commun, que politique.Pas de fumée...........

  • Bidou, le 02/07/2007 à 13h56

    Le marché de la drogue a été libéralisé depuis bien longtemps. La loi du business est impitoyable.

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