Le plan vigipirate dans une gare © TF1/LCIL'homme était inconnu des services de police, mais était en revanche connu pour des antécédents d'ordre psychiatrique. Selon des sources proches du dossier, l'Algérien tué par des policiers vendredi, lors d'un contrôle d'identité, gare du Nord, habitait chez ses parents à Epinay-sur-Seine en Seine-Saint-Denis. Il avait été interné en 2005 en Algérie.
Son père avait déposé une main courante en 2005 pour signaler cet internement afin de permettre une prise en charge en France. L'homme, en séjour régulier en France, avait été admis à la Maison de Santé d'Epinay fin 2005 pour refus de s'alimenter, puis, début 2007, avait séjourné à la Maison de Santé de l'hôpital Lafontaine à Saint-Denis pour une tentative de suicide par absorption de médicaments et d'alcool.
Un second coup de feu ?
Peu avant la fusillade, les quatre fonctionnaires du Service régional de la police des transports (SRPT) avaient "remarqué à plusieurs reprises un homme assis, prostré, sur les marches de l'escalier". Selon la version des policiers, l'homme les avait suivis dans un premier temps mais avait ensuite tiré sur un des policiers avec un pistolet à grenaille, sans l'atteindre. L'existence d'un second coup de feu n'est pas confirmée.
Le parquet a indiqué privilégier l'hypothèse de la légitime défense, mais l'enquête doit se poursuivre notamment avec l'autopsie de la victime et une expertise technique des armes des policiers. Les policiers ont été entendus vendredi soir par l'Inspection générale des services (IGS, police des polices). Parallèlement, une enquête a été confiée à la brigade criminelle.
Avec Agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



