Le gendarme tireur victime de harcèlement sexuel?

le 15 juillet 2007 à 07h59 , mis à jour le 15 juillet 2007 à 18h51

Il pourrait avoir été victime d'un harcèlement homosexuel de la part du supérieur qu'il a abattu vendredi à Malakoff, avant de tuer ses enfants et de se suicider.

Le gendarme aurait utilisé son pistolet personnel/LCILe gendarme aurait utilisé son pistolet personnel © LCI

Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs concernant le drame de Malakoff indiquent que le gendarme auteur des coups de feu aurait pu être victime d'un "harcèlement sexuel" de la part du supérieur qu'il a abattu avant de tuer ses propres enfants et de se suicider, a-t-on appris samedi de source judiciaire. Une enquête interne avait toutefois réduit à néant ces accusations. 
 
"Il est trop tôt pour connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire mais plusieurs éléments laissent à penser que la victime (le gendarme abattu) aurait pu avoir harcelé sexuellement l'auteur des coups de feu", a indiqué une source judiciaire tout en restant très prudente sur l'origine du différend qui opposait les deux gendarmes. "Il reste maintenant à savoir pourquoi cet homme a fait feu sur ses enfants après avoir abattu son adjudant. Les autopsies des corps devraient nous permettre de déterminer les circonstances exactes du drame", a poursuivi cette même source.
  
Harcèlement homosexuel
 
Vendredi, un gendarme, âgé de 43 ans, a ouvert le feu et abattu un adjudant d'escadron du même âge puis ses propres jumeaux, un garçon et une fille âgés de 11 ans, avant de retourner l'arme contre lui dans un immeuble d'habitation de la caserne des gendarmes mobiles du Fort de Vanves, où les deux hommes étaient voisins. L'arme de service du tireur, considéré comme "dépressif", lui avait été retirée fin 2006, mais il a utilisé une arme personnelle, selon une source proche de l'enquête. Des sources concordantes ont évoqué un différend "d'ordre personnel" entre les deux hommes.
 
Selon une source proche de la direction générale de la gendarmerie, une éventuelle accusation de harcèlement homosexuel dont le gendarme aurait été la victime, de la part de l'adjudant, était arrivée à la connaissance de l'Armée, qui avait ordonné une "enquête de l'inspection technique de la gendarmerie nationale". Celle-ci n'avait "pas été en mesure de conclure, dans un sens comme dans l'autre, sur la réalité des faits", selon cette même source.
  
Un gendarme qui a requis l'anonymat a également assuré samedi à l'AFP que l'auteur des coups de feu était victime d'un "harcèlement sexuel de longue date" de la part de son supérieur hiérarchique. Il a ajouté que la hiérarchie avait été informée du problème et avait muté l'adjudant dans un autre local professionnel. Toutefois, le gendarme abattu habitait toujours au casernement de Malakoff où il côtoyait l'auteur des coups de feu.
 
(D'après agence)

le 15 juillet 2007 à 07:59
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6 Commentaires

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  • Maurice, le 15/07/2007 à 12h08

    Le malaise dans la gendarmerie est évident, et probablement qu'on nous cache beaucoup de choses. Cela ne justifie pas l'acte inqualifiable de ce gendarme qui va plomber un milieu déjà bien malade.

  • Anne, le 15/07/2007 à 10h27

    Est-ce une raison pour meler les enfants à une histoire sordide?

  • Bagheera13, le 15/07/2007 à 09h30

    Si ce qui est annoncé est avéré, c'est extrèmement grave. Muter dans un autre service, c'est une toute petite réponse, laisser les deux hommes en contact, qui plus est habiter l'un au dessous de l'autre, est pour moi une faute TRES lourde des institutions. Le meutrier devait être suivi par un psy, non? Lui a les réponses quant aux raisons de sa dépression.

  • V, le 15/07/2007 à 09h01

    Bonjour l'armée ! si c'est avéré

  • Laure, le 15/07/2007 à 08h58

    Admettons tout cela mais était-ce une raison pour tuer ses enfants ?Il n'y a aucune excuse à de telles gestes,aucune compassion ,aucune justification aussi oiseuse soit-elle.

  • Danie., le 15/07/2007 à 08h52

    Si c'est vraiment le cas la direction de la gendarmerie devrait être durement sanctionnée !Car j'ai entendu les commentaires des gradés de la caserne signaler que le différend qui les opposait était applani et malgré cela on admet de les voir vivre sur le même palier !

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