Incidents en marge d'une manifestation à Paris

Par D.H. (avec agence), le 06 juillet 2007 à 22h02 , mis à jour le 06 juillet 2007 à 22h08

Des jeunes encagoulés ont caillassé vendredi soir des véhicules de police dans le XIe en marge d'un rassemblement sur la mort controversée d'un jeune mi-juin.

Braquage fait divers hold up prise d'otage © LCI

Des incidents ont éclaté vendredi soir dans le XIe arrondissement de Paris en marge d'une manifestation de 300 personnes pour exiger que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort le 17 juin d'un jeune homme alors que la police était présente. Des dizaines de jeunes encagoulés, dont certains étaient armés de bâtons, ont caillassé des véhicules de police à l'angle du boulevard de Belleville et de la rue Oberkampf (XIe). Selon la préfecture de police (PP), les incidents, qui se sont produits entre 20h50 et 21h25, ont rassemblée une cinquantaine de jeunes et trois policiers ont été blessés et plusieurs véhicules, dont un véhicule policier, dégradés. Aucune interpellation, a précisé la PP, n'a été faite.

La famille de Lamine Dieng, 25 ans, domiciliée dans le XXe avait appelé à cette manifestation place Gambetta (XXe) en fin d'après-midi. Le 24 juin, plusieurs centaines de personnes avaient déjà défilé en silence dans le XXe derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire : "pour Lamine, mort entre les mains de la police". Le 17 juin, vers 4h, la police avait été appelée pour un différend entre le jeune homme et sa compagne, dans une chambre d'un hôtel de la rue de la Bidassoa (XXe), dans laquelle résidait le jeune homme non loin de son domicile. Les policiers ont déclaré avoir découvert à leur arrivée le jeune homme en état de démence dans la rue avant qu'il ne soit victime d'un malaise cardiaque et ne décède.

Pour sa famille et les associations qui le soutiennent, "il y a des zones d'ombre dans cette affaire" : le jeune homme est mort "dans un fourgon de police" après "être resté plusieurs heures sur la voie publique". Sa famille affirme en outre avoir été prévenue du décès que très tard. La préfecture de police de Paris avait fait savoir, peu après la première manifestation que l'Inspection générale des service (IGS - la "police des polices") avait "été saisie dès le jour de la mort du jeune homme" et "qu'une enquête était en cours".

Par D.H. (avec agence) le 06 juillet 2007 à 22:02
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