Le maillot jaune limogé, Rabobank continue le Tour

Par F.L., le 26 juillet 2007 à 06h33 , mis à jour le 26 juillet 2007 à 16h03

La formation a choisi de prendre le départ de la 17ème étape après avoir exclu son coureur vedette Michael Rasmussen.

TF1/LCI : Le porte-parole de Rabobank, Jacob Bergsma, annonçant l'exlusion du maillot jaune Rasmussen. Derrière lui, un gendarme venu perquisitionner l'hôtel (25 juillet 2007)Le porte-parole de Rabobank, Jacob Bergsma, annonçant l'exlusion du maillot jaune Rasmussen. Derrière lui, un gendarme venu perquisitionner l'hôtel (25 juillet 2007) © TF1/LCI

LCI picto cliquez regardez
Jean-François Lamour
 dénonce la culture du dopage dans le cyclisme

LCI picto cliquez regardez
Le manager de Cofidis : "Moreni a agi seul et s'excuse"

LCI picto cliquez regardez
Rasmussen limogé

La décision d'abandonner, évoquée la veille, a finalement été écartée : les coureurs de l'équipe Rabobank continuent le Tour... sans maillot jaune, et sans Ransmussen, parti la veille. Une équipe décapitée donc, dans un peloton plus que morose. Le manager Theo De Rooy a d'ailleurs annoncé officiellement avant cette 17ème étape l'exclusion du coureur danois de Rabobank. Pour Patrice Clerc, président de la société organisatrice ASO (Amaury Sport Organisation), Rasmussen avait menti à ses dirigeants à propos de sa localisation d'avant-Tour, "dans le but d'échapper clairement aux contrôles (antidopage) inopinés". Aussi, "devant cette évidence, Michael Rasmussen ne pouvait pas continuer la course. Il est clair que ce manque de clarté, de transparence, devenait de plus en plus difficile à accepter".

Interrogé sur le rôle d'ASO dans cette décision de Rabobank, Patrice Clerc a refusé d'utiliser le mot "pressions" mais a expliqué : "Il y a des mois que nous parlons aux sponsors et que nous mesurons avec eux les risques qui pèsent sur leurs entreprises, sur leurs marques" en cas de scandale sur le Tour de France. Mais au-delà de Rabobank, les responsables de la plus grande course du monde ont de nouveau accusé jeudi l'UCI d'avoir violé "l'union sacrée" décrétée contre le dopage, en ne fournissant pas au Tour les éléments en sa possession sur Rasmussen avant le départ de Londres le 7 juillet dernier. "Des gens savaient et auraient dû nous le dire, l'UCI avait tous les éléments puisqu'elle avait envoyé un avertissement à Rasmussen le 29 juin", a renchéri Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France.

Questions sur le cas Contador

"Nous ne recommencerons pas un Tour de France sans avoir pris un certain nombre de garanties", a ajouté Patrice Clerc, laissant entendre ainsi que le Tour pourrait reprendre la maîtrise des invitations d'équipes et poserait un préalable éthique à définir avec l'aide des instances antidopage.

L'Espagnol Alberto Contador (Discovery Channel) occupe désormais la première place du classement virtuel devant l'Australien Cadel Evans, à 1 min 53 sec, et l'Américain Levi Leipheimer, à 2 min 49 sec. Le prochain maillot jaune doit être remis à l'issue de la 17ème étape, en fin d'après-midi, à Castelsarrasin. "Le classement général est plus crédible aujourd'hui qu'hier", a déclaré Christian Prudhomme, interpellé sur la valeur sportive de la course, en jugeant que le départ de Rasmussen était "la meilleure chose qui nous soit arrivée depuis huit jours". Mais le cas Contador lui-même attise les soupçons. Il n'avait pas été autorisé à participer au Tour de France 2006 suite à l'affaire de dopage Puerto en Espagne.

"Le nom de Contador figurait dans la partie du dossier qui a été connue l'année passée. (...) A une lecture plus précise, son nom était cité dans le cadre de conversations téléphoniques pour des résultats de courses. En aucun cas, son nom ne pouvait être lié à la clientèle de Fuentes. Il a été très vite mis hors de cause du dossier Puerto", a détaillé Patrice Clerc. Mais après les innombrables affaires qui ont ébranlé le cyclisme et le Tour ces dernières années, "nous avons malheureusement à faire face à une présomption de culpabilité", a-t-il reconnu. "Il faut que nous puissions rétablir la présomption d'innocence pour tout le monde. Aujourd'hui c'est vrai, le système est ainsi fait qu'on a un petit doute derrière la tête".


Retrouvez toute l'actualité du Tour sur Eurosport.fr

"Ceux qui trichent doivent être sanctionnés"

François Fillon sur RTL : "Il y a des gens qui trichent, il faut qu'ils soient sanctionnés de la manière la plus sévère qui soit. Le rôle qui doit être celui des pouvoirs publics, c'est d'encourager les organisateurs du Tour de France qui finalement font leur boulot. Il y a des contrôles, il y a des gens qui sont pris en flagrant délit, qui sont sanctionnés. Evidemment ça donne une image désastreuse du Tour de France et du sport, mais en même temps si on encourage les organisateurs, on nettoiera le sport français, en particulier le cyclisme (...) La lutte contre le dopage est une priorité du gouvernement".


 
Par F.L. le 26 juillet 2007 à 06:33
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

8 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Xavier, le 26/07/2007 à 09h43

    La grande lessive en marche mais sans l'UCI. L'Union cycliste internationale doit et a le devoir de mouiller sa chemise pour lutter contre le dopage de ce sport. Bravo à l'organisation du Tour de France: il faut poursuivre le combat pour que cette magnifique épreuve survive et sorte blanchie. IL faut éliminer tous les "sorciers" dopeurs et leur interdire la pratique de leur métier à vie. Les managers des équipes et leurs collaborateurs doivent être plus vigilant et faire le "Ménage". Messieurs les sponsors soyez les "messieurs propres", les intérêts des groupes ne se font pas par la fraude et le mensonge.

  • Pierrot, le 26/07/2007 à 09h38

    Cela devient ubuesque...et pathétique ! M. PRUDHOMME arrêtez ce déhonneur...Arrêtez le Tour !

  • Sport !, le 26/07/2007 à 09h31

    Et les autres sports ??? mêmes procédés pour être plus performants ? Laure MANODOU en Italie...le sujet de l'expert en piqures a été abordé non ?!!! Ce n'est plus du sport mais des jeux du cirque !!!

  • Jacques, le 26/07/2007 à 09h24

    Je persiste et je signe: les responsables sont les organisateurs qui prévoient (et les spectateurs qui en redemandent) des étapes et un programme global démentiels. Citez moi un autre sports qui oblige les compétiteurs a faire un effort très intense de 6 heures (avec un rythme cardiaque pouvant atteindre 180) et recommencer le lendemain et cela pendant 3 semaines. C'est inhumain. Il faut des étapes plus courtes, 125 km maxi un seul col deux jours de repos consécutifs après 5 jours de course donc un peu moins d'étapes, course contre la montre limitée à 30/35 kms.

  • André, le 26/07/2007 à 09h23

    Messieurs les coureurs, droguez-vous, mais soyez les derniers. Problème : si vous êtes tous derniers, il y aura quand même un premier !

  • Vimal, le 26/07/2007 à 09h23

    Pas gonflé "l'éminent" membre du CIO... il a la mémoire courte quand on se souvient de certains sprinter et "sauteurs" de haies ou en longueur, sans parler de certains Chinois ou Allemand de l'Est de l'époque.... un peu de modestie tout de même, cher Monsieur !

  • Seb, le 26/07/2007 à 09h21

    Tres bien, on soigne le mal par le mal, le tour va en effet repartir sur de bonnes bases. Il fallait qu'il en soit ainsi pour oter tout soupçon sur ce sport tres difficile et magnifique. La grande boucle va pouvoir reprendre toute sa dimension et les courreurs ont pris conscience des risques qu'ils prenaient en cas de dopage. J'espere seulement que les sponsors vont continuer a s'investir car le plus dure est fait.

  • Danie., le 26/07/2007 à 09h19

    J'avoue qu'à voir les "jambons" de certains pisteurs je me pose bcp de questions !

Lire tous les commentaires

      logAudience