Michael Rasmussen © TF1/LCI
Jean-François Lamour dénonce la culture du dopage dans le cyclisme

Le manager de Cofidis : "Moreni a agi seul et s'excuse"
La situation est inédite sur le Tour de France : mercredi soir, le leader de l'épreuve, quasiment assuré de la victoire finale au soir de la dernière étape de montagne, a dû quitter le Tour, à la demande de son équipe, la Rabobank. Cette dernière l'accuse d'avoir "violé les règles de l'équipe" à savoir qu'il lui aurait menti sur son emploi du temps du mois de juin.
Le Danois Michael Rasmussen aurait ainsi avoué s'être rendu en Italie alors qu'il devait aller se préparer au Mexique. Un mensonge qui viendrait accréditer les soupçons de dopage qui pèsent sur le coureur depuis l'annonce, vendredi dernier, par la fédération danoise, de son éviction de l'équipe nationale. Une décision consécutive à plusieurs absences du champion à des contrôles antidopage.
Depuis, Rasmussen n'a cessé de nier s'être dopé. Mais la pression s'est sans doute faite trop forte pour Rabobank, alors même que Rasmussen n'a pas été contrôlé positif sur le Tour. Mercredi soir, l'équipe laissait même entendre qu'elle pourrait se retirer de l'épreuve dès jeudi matin. Jeudi, le maillot jaune, devrait donc, sauf imprévu, échoir à l'Espagnol Contador, actuellement deuxième au général.
Ce nouveau coup de théatre intervient le soir même du départ volontaire de l'équipe Cofidis dont le coureur Christian Moreni a été contrôlé positif à la testostérone. Mardi, l'équipe Astana avait été contrainte de se retirer du Tour après l'annonce du contrôle positif à la transfusion homologue de son leader Alexandre Vinokourov.
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