Le parking sous vidéo surveillance où a été retrouvé mort le fils du président tchadien, le 3 juillet 2007 © LCILe vol est probablement le principal mobile des meurtriers de Brahim Deby, fils aîné du président tchadien Idriss Deby, retrouvé asphyxié le 2 juillet dans le parking de son immeuble en banlieue parisienne, a déclaré mardi l'un des avocats de la famille Deby. "Pour moi, la préméditation est celle du vol, mais pas celle du meurtre", a déclaré Me Joseph Cohen-Saban. "L'appartement de la victime a été très méticuleusement fouillé", a indiqué l'avocat. "Je pense que c'est de l'argent" que cherchaient les agresseurs, a-t-il ajouté, sans pouvoir dire si quelque chose avait été volé. Aucune somme d'argent n'a néanmoins été retrouvée dans l'appartement.
Brahim Deby, 27 ans, gardait dans son appartement de Courbevoie "des sommes assez significatives de cash, selon des témoins" et lors de sa dernière soirée, qu'il a passé dans une boîte de nuit et dans un restaurant africain, "il a dépensé de 3.000 à 4.000 euros", a expliqué l'avocat. Vers 6h du matin ce jour là, le jeune homme a été agressé par quatre ou cinq hommes déguisés en policiers, portant des cagoules et "des brassards fluos de la police", dans le parking de son immeuble, a-t-il dit.
"Brahim Deby a lutté" avec agresseurs
Selon le témoignage d'une jeune femme, qui accompagnait Brahim Deby mais est partie du parking avant le meurtre, les agresseurs "chuchotaient" et "parlaient français" sans accent particulier, a poursuivi l'avocat. Ils ont demandé au jeune homme de leur donner la clé de son appartement, selon ce témoignage. Ils ont d'abord utilisé un pistolet électrique pour "neutraliser physiquement" le fils du président tchadien, selon Me Cohen-Saban, qui a indiqué que des caméras de surveillance avaient filmé la scène. "L'utilisation de l'extincteur semble démontrer que le pistoler électrique n'a pas été suffisant et que Brahim Deby a lutté ensuite", a-t-il ajouté. Selon les résultats de l'autopsie, Brahim Deby est mort asphyxié par la poudre d'un extincteur trouvé à proximité du corps.
Par ailleurs, les avocats ont tenu à souligner qu'il n'y avait pas de lien entre la mort de Brahim Deby et sa condamnation en juin 2006 à six mois de prison avec sursis pour "port d'arme" et "détention" de drogue par la justice française. "Le fait qu'on rappelle le petit passé judiciaire de Brahim a profondément choqué le président, toute sa famille...", a déclaré Me Max Ahoueke, autre avocat de la famille Deby. "Cette affaire n'est pas un précédent sur lequel on peut fonder des faits qui se passent un an après", a ajouté Me Cohen-Saban.
D'après agence
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